Découverte de Hans Silvester Photographe grand reporter
J’ai découvert l’œuvre photographique de Hans Silvester il y a un un an et demi, au festival international de la photo animalière et de nature de Montier en Der, édition 2007.
Comme d’habitude, je n’avais pas préparé ma visite. Musée, salon, expo photo ou peinture, je n’aime pas anticiper, cocher à l’avance dans un coin de ma tête les œuvres à ne pas manquer. Je préfère arriver sur les lieux l’esprit vide de toute attente, de tout préjugé, et le remplir au gré du hasard.
Comme d’habitude, je n’avais pas préparé ma visite. Musée, salon, expo photo ou peinture, je n’aime pas anticiper, cocher à l’avance dans un coin de ma tête les œuvres à ne pas manquer. Je préfère arriver sur les lieux l’esprit vide de toute attente, de tout préjugé, et le remplir au gré du hasard.

Les habits de la nature : un choc!
Lorsque je suis rentrée dans ce vaste et superbe lieu d’exposition qu’est la Halle au Blé de Montier en Der, j’ai été bouleversée ! Là-bas, tout au fond de la salle, un visage me regardait. Je sentais ses yeux lire en moi. Le visage d’un enfant, d’un enfant de la terre, d’une terre lointaine, la tête peinte et ornée des fruits de cette terre séculaire, nourricière, berceau de l'humanité.
Je me suis approchée de la photo, j’ai plongé sans m’en rendre compte au sein des images de Hans Silvester. Prise au piège ! Un choc émotionnel et esthétique rarement ressenti ! La puissance d’un portrait de Van Dongen ! La sagesse d’un visage de Modiglianni !
Je me suis approchée de la photo, j’ai plongé sans m’en rendre compte au sein des images de Hans Silvester. Prise au piège ! Un choc émotionnel et esthétique rarement ressenti ! La puissance d’un portrait de Van Dongen ! La sagesse d’un visage de Modiglianni !

Les peuples de l'Omo: images d'artistes de l'éphémère
Les portraits des peuples de l’Omo, ces hommes et ces femmes qui pratiquent l’art éphémère de la peinture sur corps avec une maîtrise dont rêvent bon nombre de peintres contemporains occidentaux, sont sublimes et inoubliables. Croisez un jour ces regards, et ils demeureront à jamais gravés dans votre esprit.
Obtenir de telles images a exigé de la part du photographe de longues années de travail. Ce qu’il nous livre, à travers ses portraits des peuples de l’Omo, est le fruit de ce lent mûrissement. Des portraits intenses, des regards droits. Pas le regard du photographe sur un peuple étranger, mais la générosité d’un photographe si talentueux qu'il parvient à s’effacer pour nous livrer le vrai regard de ces artistes de l’éphémère, tour à tour fiers, sereins, dubitatifs, méfiants ou joyeux.
Les amateurs de photographie (photographes ou photophiles) peuvent être fascinés par les photos qu'ils rêveraient de faire, par celles qui expriment le regard décalé de l’artiste, ou encore par celles qui explorent une facette inconnue du monde.
Obtenir de telles images a exigé de la part du photographe de longues années de travail. Ce qu’il nous livre, à travers ses portraits des peuples de l’Omo, est le fruit de ce lent mûrissement. Des portraits intenses, des regards droits. Pas le regard du photographe sur un peuple étranger, mais la générosité d’un photographe si talentueux qu'il parvient à s’effacer pour nous livrer le vrai regard de ces artistes de l’éphémère, tour à tour fiers, sereins, dubitatifs, méfiants ou joyeux.
Les amateurs de photographie (photographes ou photophiles) peuvent être fascinés par les photos qu'ils rêveraient de faire, par celles qui expriment le regard décalé de l’artiste, ou encore par celles qui explorent une facette inconnue du monde.
Et puis, il y a les photographies comme celles de Hans Silvester : pas de simples photos, mais des Images, des petits morceaux de grandes vérités, fruits d’une lente maturation, de rencontres, de respect, d’humanisme et d’ouverture aux autres, que le médium photographique ne fait que révéler.
J'ai trouvé par hasard un diaporama sur les peuples de l'Omo, dans le site Grands reporters.com. C'est d'ailleurs cette trouvaille qui a motivé mon article. A visionner absolument, en attendant de découvrir ou redécouvrir les photographies en grand format.

En savoir plus sur l'auteur Hans Silvester
Je pourrais vous détailler le parcours de Hans Silvester ou bien encore vous parler de ces génies de l’art éphémère que sont les peuples de l’Omo. Je ne ferais que paraphraser d’autres articles trouvés sur internet. Alors, si vous voulez en savoir plus, lisez plutôt le beau texte Ethiopie – le génie des peuples de l’Omo, signé Jean-Paul Mari, dans le site Grands reporters.com.
(Vous pouvez aussi vous procurer les livres "Les habits de la nature" ou "Les peuples de l'Omo". Mais rien ne vaut, si vous en avez l'occasion, une immersion dans une exposition photographique grandeur nature.)
J’ai appris dans cet article, que la rencontre de Hans Silvester avec les peuples de l’Omo a été un véritable choc. Je voudrais le remercier aujourd’hui de l’immense choc que j’ai à mon tour éprouvé en découvrant son œuvre photographique.
Des liens en rapport avec cet article:
Le diaporama « les peuples de l’omo »
Un article du site Photosapiens sur le 11ème Festival International de la Photo Animalière et de Nature 2007
Article « la peinture sur soi » sur le génie des peuples de l’Omo et le travail de Hans Silvester, par Jean-Paul Mari dans le site Grands reporters.com
Quelques livres signés Hans Silvester, aux éditions La Martinière :
Les habits de la nature
Les peuples de l'Omo
Le monde des chats au jour le jour
Au gré du vent
Omo, peuple et desing
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il est vrai que notre premier reflexe est de fixer le regard qui nous regarde avant de s'eloigner pour regarder le portrait dans sont ensemble , une certaine froideur dans les regards nous interroge ...
RépondreSupprimerMagnifique travail de ce photographe
qui nous ouvre vers un autre monde
ou l'art reste universel ...un dur challenge que ce doit etre que de faire de l'art photographique un art qui photographie un autre art que sont les attitudes , les maquillage et le choix des accessoireS qui habilleNT les sujets ...
Ce sont des portraits sans concession d'un peuple menacé par le monde qui l'entoure. Autant en photo "nature fleur insecte" j'aime la douceur, autant en portrait j'aime les regards qui transpercent l'image. Un artiste engagé et humaniste. Son travail me fascine.
RépondreSupprimerPetite précision en rapport avec le vol de photos sur internet: j'avais vraiment à coeur de parler sur mon blog de ma rencontre photographique avec Hans Silvester, mais pas très à l'aise pour l'illustrer avec ses photographies. Je l'ai donc contacté afin de lui demander l'autorisation d'insérer quelques photos.
RépondreSupprimernul ne pouvait douter que tu avais fait cela dans les regles ...
RépondreSupprimerTu lui fait honneur de ton regard et par ton blog nous le fait decouvrir
...
Bonne soirée
J'ai eu le bonheur de découvrir quelques unes de ses oeuvres au Festival de Montier en Der (52) en 2008 et version grand format de ses clichés, c'est juste du plaisir pour les yeux.
RépondreSupprimerBises, Syl
Je n'ai hélas pas pu accéder à Montier en der cette année pour cause de route enneigée. J'espère y retourner dès l'année prochaine.
RépondreSupprimerAmitié