Des oiseaux noirs emplissent le ciel
Vendredi après-midi: petit tour au potager, histoire de demander gentiment aux pieds de tomates de bien vouloir accélérer leur croissance. D'habitude, mon jardin est un espace serein: isolé par de vieux murs de pierre, un peu à l'écart au pied d'une église, rien pour troubler le silence, hormis les bourdonnements des butineurs et la mélopée des oiseaux rythmée par les cloches.
Pourtant, cet après-midi-là, il y a de l'électricité dans l'air! Pas d'orage, mais le chant du jardin a baissé d'octave. Finis les trilles flûtées du merle noir, les gazouillis des hirondelles ou les roucoulades des ramiers. Silence! Les emplumés familiers ont disparus, chassés par une troupe d'ombres noires.
Au premier regard, je les ai pris pour des corbeaux. J'apprendrai le lendemain que les nouveaux venus sont en réalité une autre espèce de corvidés: des choucas.
Au premier regard, je les ai pris pour des corbeaux. J'apprendrai le lendemain que les nouveaux venus sont en réalité une autre espèce de corvidés: des choucas.
Ils sont près d'une dizaine à battre des ailes au fond du jardin. Ils tournent en rond, se relayent aux postes d'observation clés en poussant des cris incongrus en ce lieu. D'habitude, on en aperçoit bien de temps en temps, mais les choucas sont discrets, et jamais ils ne se montrent aussi près de la maison.
Ils me surveillent. Dès que je fais un pas, ils se mettent en vol sans pour autant me quitter des yeux. Retour en arrière. Les choucas me ramènent dans cette vieille salle de cinéma aux fauteuils rouges élimés, où j'ai vu pour la première fois le film "Les oiseaux" d'Alfred Hitchcock.
Je secoue la tête, plus intriguée qu'impressionnée par leur manège, et je tourne les talons. L'agitation céleste cesse alors que je m'en vais.

La nuit tombe. Les oiseaux diurnes cèdent la place aux nocturnes. Les chouettes effraies voisines font savoir qu'elles partent en chasse. Je ne rêve pas d'oiseaux noirs.
Petit oiseau tombé du nid: le retour
(choucas: oiseau semblable au corbeau)
Le lendemain, le petit-déjeuner à peine avalé, un cri sonore raisonne dans la maison. Il provient de l'extérieur, d'un coin bien connu: celui-là même où s'était réfugié quelques jours plus tôt un jeune merle tombé du nid!A peine la porte qui mène au jardin franchie, un battement d'ailes affolé agite les fleurs, dans le recoin au merle. Voilà que ça recommence! Mais qu'est-ce qu'ils ont tous à jouer les aventuriers, pour finir prostré sous mes fenêtres?

Voilà une photo qui n'a rien à voir avec la photo d'oiseaux... mais c'est juste pour dire que les oiseaux n'étaient qu'une parenthèse. Je laisse le sujet aux spécialistes du genre pour revenir très vite à la macro.
Dans la goutte, on aperçoit la fenêtre qui attire tous les oisillons tombés du nid du secteur. Elle surplombe un massif où se concurrencent en liberté valérianes roses, coquelicots annuels, campanules, sauge et mûrier sans épine
A droite, sur le pignon aveugle de la maison voisine, se détache une silhouette noire. A gauche, sur les contreforts de l'église, deux autres choucas surveillent. Je lève la tête, et en découvre un autre juste au dessus de moi, perché dans la gouttière. Je devine sans peine quelle espèce de volatile se cache au sol... Et je comprends en un éclair l'étrange comportement des choucas la veille: le jeune corvidé était sans doute déjà tombé du nid, vulnérable, et escorté par les adultes!
oisillon tombé du nid - Premières mesures à prendre: sécuriser et s'informer
Au cours des années de vie à la campagne, j'ai déjà été confrontée à quelques animaux sauvages trouvés, et j'ai appris au fil d'expériences plus ou moins heureuses qu'à vouloir trop bien faire, on peut faire plus de mal que de bien.
J'abandonne le clavier pour passer à la recherche par téléphone. Malheureusement, le week-end n'est pas un bon jour pour trouver un interlocuteur: Refuge, LPO régionale, association nature: fermés! J'appelle successivement deux cabinets de vétérinaires qui me proposent de leur déposer l'oiseau, mais incapables de me dire si les jeunes choucas passent les derniers jours précédant l'envol au sol. Je trouve enfin le numéro d'un vétérinaire qui travaille avec la LPO: il est en salle de chirurgie!
Je retourne sur le net et affiche les coordonnées de toutes les associations LPO par région. J'appelle celle d'une région limitrophe, bien décidée à épuiser tous les numéros de téléphone de ma liste avant de renoncer. Banco! On décroche! Une vraie voix humaine, pas un répondeur!
Enfin, j'ai au bout du fil un bénévole qui prend tout son temps pour me répondre et me conseiller (j'en profite pour le remercier infiniment). C'est lui qui identifie mon oiseau comme un choucas des clochers (ou choucas des tours), plutôt qu'une corneille ou qu'un corbeau freux. J'apprends ainsi que les choucas sont les plus craintifs des corvidés (voilà ce qui n'arrange pas mes affaires!). Très sociables, ils vivent en bande et interviennent effectivement collectivement si l'un des leurs est en détresse. Mais ils ne viendront pas nourrir le petit tombé du nid si près de la maison!
Le petit choucas est déjà bien emplumé, et est capable de s'élever en vol sur quelques dizaines de centimètres. Son grand départ dans les airs est imminent. La démarche à suivre est donc la même que pour les merles ou les chouettes: le placer dans un endroit très calme et abrité, et surveiller (très) discrètement que les parents acceptent de le nourrir.
Surveillance discrète:le petit oiseau tombé du nid a la bougeotte
Je repars donc au jardin. Mais une minute d'inattention et c'est le drame: le jeune choucas a disparu! Après deux heures au même endroit, le buisson est désespérément vide. On se précipite sur la route (déserte) en contrebas, on fouille partout: plus une trace! S'est-il envolé?
Les adultes sont toujours présents de loin en loin. Tout a l'air calme. Il nous faut nous résoudre à abandonner les recherches. Sans doute ne saura-t-on jamais ce qu'est devenu le petit choucas?
Deux heures plus tard... Midi sonne (à la cloche de l'église). Les émotions, ça creuse! Il est temps de passer à autre chose, et pourquoi pas à table? Soudain, je l'entends à nouveau! Le cri du jeune choucas! Il est toujours là, quelque part, invisible! Je fouille du regard le jardin, et enfin, je le retrouve, perché à plus d'un mètre du sol sur une branche de prunier. A l'aplomb de son nouveau refuge, deux adultes. Sourire! Tout va pour le mieux. Il a traversé -j'ignore comment - la moitié du jardin, et s'est finalement perché en sécurité, à l'écart de toute agitation. Rien d'autre à faire que de laisser la famille choucas tranquille: tonte du gazon et cueillette des framboises attendront bien jusqu'à demain!



Le lendemain au réveil, il était toujours là et toujours sous bonne garde. Plus tard dans la journée, les choucas ont disparus sans un cri: plus de jeune, plus d'adultes. Un prédateur aurait alerté les adultes, nous l'aurions entendu: il s'est envolé, j'en suis sûre!
fin de l'histoire?
Conclusion de l'histoire? Beaucoup d'agitation pour rien! Nous n'avons rien fait pour aider le choucas, sinon garder à la maison nos petits prédateurs domestiques: les chats. Tout s'est passé au mieux, et nous ne serions intervenus qu'en dernier recours.
Depuis, j'en sais beaucoup plus sur les choucas, et j'en vois beaucoup moins que durant ce fameux week-end dernier. En fait, les choucas étaient là, tout en haut du clocher depuis toujours, ou du moins depuis plusieurs années. Mais il demeuraient discrets, et arpentent la campagne plutôt que le village.
Côté oiseaux, l'église qui jouxte mon jardin est une vraie volière. Elle a été sinistrée par la tempête de 1999 est est encore en cours de restauration: toiture à neuf, mais vitraux éventrés. Elle devient le point de ralliement des oiseaux du secteur: elle grouille de passereaux, pigeons ramiers et tourterelles turques cohabitent, les choucas ont investi le clocher, on raconte qu'un couple d'éperviers y a également élu domicile, sans oublier les nocturnes: chouettes effraies dont les cris raisonnent parfois sous les voutes et accompagnent les chauves-souris.
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oisillon tombé du nid - Premières mesures à prendre: sécuriser et s'informer
Au cours des années de vie à la campagne, j'ai déjà été confrontée à quelques animaux sauvages trouvés, et j'ai appris au fil d'expériences plus ou moins heureuses qu'à vouloir trop bien faire, on peut faire plus de mal que de bien.- Réflexe numéro 1: sécuriser la zone.
- Recherche internet alors que le temps presse:
J'abandonne le clavier pour passer à la recherche par téléphone. Malheureusement, le week-end n'est pas un bon jour pour trouver un interlocuteur: Refuge, LPO régionale, association nature: fermés! J'appelle successivement deux cabinets de vétérinaires qui me proposent de leur déposer l'oiseau, mais incapables de me dire si les jeunes choucas passent les derniers jours précédant l'envol au sol. Je trouve enfin le numéro d'un vétérinaire qui travaille avec la LPO: il est en salle de chirurgie!
Je retourne sur le net et affiche les coordonnées de toutes les associations LPO par région. J'appelle celle d'une région limitrophe, bien décidée à épuiser tous les numéros de téléphone de ma liste avant de renoncer. Banco! On décroche! Une vraie voix humaine, pas un répondeur!
Enfin, j'ai au bout du fil un bénévole qui prend tout son temps pour me répondre et me conseiller (j'en profite pour le remercier infiniment). C'est lui qui identifie mon oiseau comme un choucas des clochers (ou choucas des tours), plutôt qu'une corneille ou qu'un corbeau freux. J'apprends ainsi que les choucas sont les plus craintifs des corvidés (voilà ce qui n'arrange pas mes affaires!). Très sociables, ils vivent en bande et interviennent effectivement collectivement si l'un des leurs est en détresse. Mais ils ne viendront pas nourrir le petit tombé du nid si près de la maison!
Le petit choucas est déjà bien emplumé, et est capable de s'élever en vol sur quelques dizaines de centimètres. Son grand départ dans les airs est imminent. La démarche à suivre est donc la même que pour les merles ou les chouettes: le placer dans un endroit très calme et abrité, et surveiller (très) discrètement que les parents acceptent de le nourrir.
Surveillance discrète:le petit oiseau tombé du nid a la bougeotte
Je repars donc au jardin. Mais une minute d'inattention et c'est le drame: le jeune choucas a disparu! Après deux heures au même endroit, le buisson est désespérément vide. On se précipite sur la route (déserte) en contrebas, on fouille partout: plus une trace! S'est-il envolé?Les adultes sont toujours présents de loin en loin. Tout a l'air calme. Il nous faut nous résoudre à abandonner les recherches. Sans doute ne saura-t-on jamais ce qu'est devenu le petit choucas?
Deux heures plus tard... Midi sonne (à la cloche de l'église). Les émotions, ça creuse! Il est temps de passer à autre chose, et pourquoi pas à table? Soudain, je l'entends à nouveau! Le cri du jeune choucas! Il est toujours là, quelque part, invisible! Je fouille du regard le jardin, et enfin, je le retrouve, perché à plus d'un mètre du sol sur une branche de prunier. A l'aplomb de son nouveau refuge, deux adultes. Sourire! Tout va pour le mieux. Il a traversé -j'ignore comment - la moitié du jardin, et s'est finalement perché en sécurité, à l'écart de toute agitation. Rien d'autre à faire que de laisser la famille choucas tranquille: tonte du gazon et cueillette des framboises attendront bien jusqu'à demain!

Le petit choucas a réussi à atteindre un abri en hauteur: une branche de prunier.Je suis retournée très brièvement un peu plus tard dans le jardin: aucun soucis à se faire, le jeune choucas avait déménagé pour un endroit encore plus sécurisé: un mur qui lui donne accès aux buissons les plus denses du secteur, et qui sont une véritable volière à passereaux.
(Photo oiseau tombé du nid: la photographie n'est pas très nette, mais les conditions étaient difficiles, et je n'ai pas voulu déranger plus longtemps la petite famille.

Le jeune choucas tombé du nid a passé ses dernières heures au sol juché sur ce mur. Juste au dessus de lui, les parents veillent et continuent à le nourrir.

fin de l'histoire?
Conclusion de l'histoire? Beaucoup d'agitation pour rien! Nous n'avons rien fait pour aider le choucas, sinon garder à la maison nos petits prédateurs domestiques: les chats. Tout s'est passé au mieux, et nous ne serions intervenus qu'en dernier recours.Depuis, j'en sais beaucoup plus sur les choucas, et j'en vois beaucoup moins que durant ce fameux week-end dernier. En fait, les choucas étaient là, tout en haut du clocher depuis toujours, ou du moins depuis plusieurs années. Mais il demeuraient discrets, et arpentent la campagne plutôt que le village.
Côté oiseaux, l'église qui jouxte mon jardin est une vraie volière. Elle a été sinistrée par la tempête de 1999 est est encore en cours de restauration: toiture à neuf, mais vitraux éventrés. Elle devient le point de ralliement des oiseaux du secteur: elle grouille de passereaux, pigeons ramiers et tourterelles turques cohabitent, les choucas ont investi le clocher, on raconte qu'un couple d'éperviers y a également élu domicile, sans oublier les nocturnes: chouettes effraies dont les cris raisonnent parfois sous les voutes et accompagnent les chauves-souris.
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que de peripeties pour ce petit choucas qui on le voit deja a un bel instinct de conservation , puisque se mettant a l'abris de lui meme ,
RépondreSupprimeroui dans ces cas la mieux vaut mettre nos amis les chats et chiens au rencard ...BON on te donne le prix nobel du sauvetage d'oisillon
2009 , ça fait deux en deux publications ...
@ Laubaine: Je ne mérite aucun prix: je n'ai rien fait! Par contre, c'est vrai que ces jeunes oiseaux font preuve d'une volonté de survivre étonnante. Et franchement, j'ai pu constater qu'un jeune choucas avait plus de cervelle qu'un jeune merle. Le comportement des choucas m'a impressionnée: ils paraissent vraiment très intelligents et solidaires.
RépondreSupprimerc'était sympa, ces mini-sauvetages, mais j'espère que ça va s'arrêter là pour 2009!
Te connaissant un peu, Cathy, je ne suis pas persuadé que "ça va s'arrêter là en 2009". Je suis quasiment certain que d'autres histoires identiques t'attendent dans un coin ou l'autre de ton jardin, ou dans ta verte campagne.
RépondreSupprimerJe ne te cache pas d'ailleurs que je souhaite même qu'il en soit ainsi (à condition que les histoires se terminent bien), car tu as des talents de narratrice qui me font "craquer".
Ces récits de sauvetage sont de purs moments de bonheur.
M@
Tu es sure que ce sont des choucas?
RépondreSupprimerLes 2 dernières photos me font penser à des corneilles mantelées, oiseaux que l'on rencontre souvent dans les pays européens, plus à l'est. (Allemagne).
Sois prudente! (je rigole). Les photos sont magnifiques.
Chez moi, je suis entouré de jachères et d'une réserve de faisans. Je ne te dis pas tous les prédateurs que cela amène, choucas, pies, et les pires, renards et fouines. On a beau aimer La Sauvagine, trop, c'est trop, et on doit subir. ;-)
@ Marc: Malheureusement, toutes nos histoires de sauvetage ne se terminent pas bien... comme ce héron cendré trouvé dans un champ il y a quelques années: une patte en moins et une aile en miette. Conduit chez un "vétérinaire LPO", il a du être euthanasié. Le vétérinaire nous a quand même remonté le moral, en nous affirmant que lui apporter était la meilleure chose à faire: il aurait souffert beaucoup plus longtemps en pleine nature.
RépondreSupprimerQuant à raconter mes petites histoires, j'adore écrire, et je n'ai plus le temps de le faire, alors je me rattrape dans mes articles.
@ La sauvagine: En matière d'oiseaux, je connais mes limites et je ne suis jamais sûre de rien à 100%. C'est d'après mes réponses aux questions de mon interlocuteur LPO (description, comportement) qu'il a identifié apparemment sans équivoque des choucas. Je vais reprendre ma série de photos (soleil + plumes sombres = des variations), mon guide et mes jumelles pour avoir le fin mot!...
J'aime évoluer au milieu d'animaux en liberté, et même une colonie de corbeaux (ou corneilles, ou choucas...) ne m'impressionne pas. Mais j'ai compris ce week-end comment certains pouvaient devenir phobiques des bêtes à plumes.
Merci pour ces conseils et ce joli sauvetage
RépondreSupprimerBonjour Cathy,
RépondreSupprimerTrès belle histoire! Et instructive: en effet, en tant qu'humain on en fait parfois trop! Vouloir sauver un petit tombé du nid se révèle souvent être une erreur. Cela fait partie de leur éducation que de s'aventurer dans le jardin. Par contre, priver momentanément nos "domestiques” de leurs promenades est un petit coup de pouce à notre mesure. Nos petits “deux pattes” à lolette doivent bien apprendre les rudiments des escaliers sous notre regard attentif!
Je me souviens d'un poussin pie que nous avions tenté de sauver: or il avait une aile atrophiée! Le lendemain matin, il restait quelques plumes sur le gazon: sélection naturelle!
Encore une belle histoire, et tant mieux, elle finit bien :o)
RépondreSupprimer@ Xavier: Merci à toi pour la visite.
RépondreSupprimer@ Monic: Hé oui! Un p'tit coup de pouce, un oeil attentif... et la sélection naturelle qui a bien souvent le dernier mot chez les oisillons tombés du nid.
Hier, nous avons assisté à l'envol des hirondelles qui nichent dans la grange... sous l'oeil du chat: pour ceux-là, tout s'est bien passé!
@ Anne-Marie: Oui! du moins je veux le croire.
PS: C'est bizarre: j'ai reçu tes commentaires aujourd'hui, mais ils sont datés d'hier... sans doute encore un bug blogger?
Je repasserai... ce matin je n'ai pas le temps d'accorder toute l' attention qu'ils méritent à tes articles.
RépondreSupprimerEt oui, même une retraitée peut être sous pression !!!
Bonjour Cathy,
RépondreSupprimerFabuleux ton récit. C'est plein d'émotions. Ce choucas aura eu bien de la chance et heureusement qu'il était assez grand pour commencer l'envol.
J'aurai appris quelque chose sur eux et leur mode de vie.
@ Foise: Prends ton temps, et profite de tes balades, avant de nous en faire profiter à travers tes blogs. A bientôt
RépondreSupprimer@ Véro: Pour nous aussi, cette matinée fut riche en émotions! Et moi aussi, j'ai appris tout ça ce jour-là. La prochaine fois, je saurai comment réagir. (Non, pas de prochaine fois, SVP...)
On cause, on cause, et je dis des bétises. Je n'irai pas contredire le spécialiste L.P.O. Il doit bien s'agir de Choucas des Tours. C'est peut-être parce que j'avais parlé de corneilles mantelées récemment, mais leur plumage est beaucoup plus gris. Cela ne doit pas nous empécher de passer un bon week-end et continue à nous offrir de si belles photos. LOL
RépondreSupprimer@ La sauvagine :J'avoue que je n'ai pas eu le temps de regarder de près. Mais "mes" choucas (?...) n'avaient que le "col" gris (Un rayon de soleil mal placé et l'oiseau fonce ou éclaircit sur les photos.) Promis, je vérifie bientôt (et pas ce week-end ;-)
RépondreSupprimerBonne soirée
Ton reportage est absolument fascinant pour quelqu'un comme moi qui ait toujours eu une prédilection pour les Choucas - En Montagne ils étaient mes copains et venaient chercher des miettes de nourriture - ceux-là ont les pattes et le bec jaune - prudents - intelligents , c'est vraiement un animal passionnant - je ne comprends pas qu'on puisse vouloir en captiver - ils se laissent mourir en général - j'ai une photo prise au Pelvoux ...un bien beau souvenir - Je vois que tu es très attachée à la Liberté et au Respect de ces petites Vies dont tu t'occupes - j'en profite pour te dire le plaisir de tes photos ! Là où j'habite nous avons jusqu'à cinq variètés d'oiseaux différents parmi lesquels La Mouette - la Pie - Pigeons et Tourterelle , ajoutès de passereaux planqués dans les arbres - Tout ce petit monde vit en parfaite harmonie ...sous le regard des chats libres - ;-))
RépondreSupprimerMerci pour ces conseils. Je suis actuellement dans la même situation à l'instant : un bébé choucas tombé du nid, toute sa famille (5 ou 6)tournent autour de la maison pour le retrouver. Le soucis c'est qu'il ne crie pas pour avertir ses parents :(. Un chat est tombé dessus et l'a un peu blessé. Sans les prévenir, les parents ne pourront pas savoir qu'il est là. Nous avons essayé de le faire voler un petit peu. Avec succès sur 10m à 30cm de hauteur. La famille l'a vu à ce moment-là, mais ne sait pas qu'il est dans l'arbre. Que faire? Merci beaucoup
RépondreSupprimer@ Sophie: Si tu es encore là... je te réponds en direct ;-)
RépondreSupprimerS'il est presque volant, il a toutes ses chances. les parents sont méfiants: ils l'ont certainement repéré, mais attendront d'être seuls pour le nourrir.
Éloigner pour un temps les chats (si possible), et laisser les choucas localiser le petit me semble la meilleure chose à faire: les parents n'abandonneront pas comme ça leur petit, et le nourriront sans problème au sol ou dans un arbre. Sinon, ne pas hésiter à joindre la LPO de ta région (mais je vois que comme moi, ce genre de choses arrive toujours un dimanche ou un jour férié: pas facile de trouver un interlocuteur.)
Bon courage et n'hésite pas à nous dire comment tout ça s'est fini.