Carotte sauvage... suite: adapter son angle de prise de vue pour éviter les ombres portées en macrophotograhie fleur insecte
En photographie nature, tout est question de compromis... Nous sommes soumis au bon vouloir de la météo, des fleurs et des insectes. Ce qui ne signifie pas que l'on s'en remet au hasard! Mais il faut apprendre à faire avec, s'adapter, changer d'avis.
Comme je le disais dans mon précédent article sur "Comment photographier la carotte sauvage", j'aime capter un coin de ciel bleu sur mes photos.
Ce soir-là, j'avais en face de moi un petit papillon azuré tranquille (certains soir, c'est fou comme ils se laissent approcher! On croirait presque des papillons empaillés...), haut perché sur une fleur fanée de carotte. La scène idéale pour une prise de vue au ras du sol, genoux dans les chardons, et ciel bleu dans le capteur.
Papillon lycène azuré, carotte sauvage, ciel bleu et ombre portée...
Je m'allonge, je cadre, je shoote, et ... je me rends compte que c'est bien joli, de vouloir une photo de papillon bleu perdu dans les nuages sous la belle lumière dorée d'une fin d'après-midi. Mais c'est sans compter cette tache d'ombre lourde, opaque sous le papillon, si sombre que l'on a du mal à distinguer ses beaux yeux noirs!

(J'ai conservé cette photo dans le but d'illustrer l'article... pas pour figurer au top de mes photos de papillon 2009. Dommage... la lumière était aussi belle que le sujet!)
Papillon lycène azuré, carotte sauvage, fond vert sans ombre...
J'ai donc abandonné ma contreplongée en plein ciel... J'ai tout doucement fait glisser l'appareil jusqu'à trouver l'angle de prise de vue qui offre le moins d'ombre possible. Plus de bleu céleste, mais du vert en arrière-plan, et un regard qui se détache, cette fois!

Comment éviter l'ombre portée? En se débrouillant pour qu'elle soit cachée par le papillon!
L'un des gros avantages de la macro, c'est qu'un tout petit décalage transforme une photo! Alors, à chaque fois que c'est possible, il ne faut pas oublier de prendre en compte la globalité de l'image: se détacher du sujet lui-même quelques secondes, pour observer les ombres, les taches de lumière, de couleur... et tenter plusieurs approches.
Comme je le disais dans mon précédent article sur "Comment photographier la carotte sauvage", j'aime capter un coin de ciel bleu sur mes photos.
Ce soir-là, j'avais en face de moi un petit papillon azuré tranquille (certains soir, c'est fou comme ils se laissent approcher! On croirait presque des papillons empaillés...), haut perché sur une fleur fanée de carotte. La scène idéale pour une prise de vue au ras du sol, genoux dans les chardons, et ciel bleu dans le capteur.
Papillon lycène azuré, carotte sauvage, ciel bleu et ombre portée...
Je m'allonge, je cadre, je shoote, et ... je me rends compte que c'est bien joli, de vouloir une photo de papillon bleu perdu dans les nuages sous la belle lumière dorée d'une fin d'après-midi. Mais c'est sans compter cette tache d'ombre lourde, opaque sous le papillon, si sombre que l'on a du mal à distinguer ses beaux yeux noirs!
(J'ai conservé cette photo dans le but d'illustrer l'article... pas pour figurer au top de mes photos de papillon 2009. Dommage... la lumière était aussi belle que le sujet!)
Papillon lycène azuré, carotte sauvage, fond vert sans ombre...
J'ai donc abandonné ma contreplongée en plein ciel... J'ai tout doucement fait glisser l'appareil jusqu'à trouver l'angle de prise de vue qui offre le moins d'ombre possible. Plus de bleu céleste, mais du vert en arrière-plan, et un regard qui se détache, cette fois!
Comment éviter l'ombre portée? En se débrouillant pour qu'elle soit cachée par le papillon!
L'un des gros avantages de la macro, c'est qu'un tout petit décalage transforme une photo! Alors, à chaque fois que c'est possible, il ne faut pas oublier de prendre en compte la globalité de l'image: se détacher du sujet lui-même quelques secondes, pour observer les ombres, les taches de lumière, de couleur... et tenter plusieurs approches.
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Parfois un tout petit décalage suffit pour que le sujet s'envole ;-)
RépondreSupprimer@ Darthmagus: Tu m'as démasquée: privilège de l'auteur d'un article de parler théorie, et d'omettre certains détails pratiques...
RépondreSupprimerC'est vrai que parfois, il vaut mieux essayer de se déplacer pour trouver l'angle "idéal", au risque de voir s'envoler le sujet, plutôt que de rentrer avec x photos, qui au final nous décevrons peut-être et resterons stockées sur un disque dur ou pire, à la corbeille ;)
RépondreSupprimer@ Coralie: Tout à fait d'accord: photographier, c'est savoir faire des choix et trier, que ce soit sur le terrain ou plus tard sur l'écran...
RépondreSupprimerFaites ce que je dis, pas ce que je fais: comme beaucoup d'entre vous peut-être, j'ai des tas de photos (de moins en moins, heureusement!) qui ne sortiront jamais de mes archives...
Article bien expliqué et bien écrit. Perso j'évite (si cela est possible) la contre-plongée car en général mon ciel ressort toujours "moche" !
RépondreSupprimerCdt,
Jma
@ Jma: J'obtiens mes "plus beaux ciels" pas forcément lorsque le ciel est très bleu, et plutôt en fin de journée qu'en matinée. Et là, contrejour fortement déconseillé ;-)
RépondreSupprimerEt bien, merci pour ton article. J'ai déjà essayé la contre-plongée d'une fleur mais sans le papillon donc ainsi je peux voir ce qui n'est pas à faire :)
RépondreSupprimerVotre blog est une petite merveille. Il est bien écrit et d'une grande clarté. Vos photos sont magnifiques et vos conseils précieux.
RépondreSupprimerJeanne-Marie