Edward Hopper: peintre réaliste américain
Mon cabinet de curiosités intérieures change de décor au gré des saisons: il y a des artistes solaires qui accompagnent mes balades estivales, et les artistes lunaires qui viennent éclairer mes longues nuits d'hiver. Catégorisation totalement subjective des images qui m'inspirent, mais s'il est un peintre que je range dans mon tiroir "hiver", c'est incontestablement Edward Hopper.
Né en 1882 et mort en 1967, Edward Hopper incarne le réalisme américain du vingtième siècle. Des toiles souvent pleines de mélancolie, des êtres solitaires perdus au coeur de villes anonymes, une Amérique moderne, où l'on s'urbanise trop vite, où l'on consomme, où l'on se perd et qui dilue le rapport que l'homme entretient avec la nature. Les pieds collés sur le macadam ou nus sur la moquette miteuse d'un hôtel, les hommes et les femmes peints par Edward Hopper ont le regard vide, souvent tourné vers la fenêtre, vers l'extérieur, nostalgiques d'un temps où l'humanité parvenait à faire cohabiter modernisme et nature. Un spleen moderne sublimé par un artiste francophile amoureux du symbolisme poétique de Verlaine.
Si j'aime les ambiances sombres d'Edward Hopper, ses univers tellement hyperréalistes qu'ils en deviennent paradoxalement oniriques, j'admire tout autant sa capacité à peindre -au delà du sujet- une lumière: néon blafard nocturne, franc soleil d'été, ciel tourmenté en bord de mer... l'artiste savait bien mieux que nombre de photographes observer et reproduire ces lumières capables à elles seules de camper un décor.
Né en 1882 et mort en 1967, Edward Hopper incarne le réalisme américain du vingtième siècle. Des toiles souvent pleines de mélancolie, des êtres solitaires perdus au coeur de villes anonymes, une Amérique moderne, où l'on s'urbanise trop vite, où l'on consomme, où l'on se perd et qui dilue le rapport que l'homme entretient avec la nature. Les pieds collés sur le macadam ou nus sur la moquette miteuse d'un hôtel, les hommes et les femmes peints par Edward Hopper ont le regard vide, souvent tourné vers la fenêtre, vers l'extérieur, nostalgiques d'un temps où l'humanité parvenait à faire cohabiter modernisme et nature. Un spleen moderne sublimé par un artiste francophile amoureux du symbolisme poétique de Verlaine.
Si j'aime les ambiances sombres d'Edward Hopper, ses univers tellement hyperréalistes qu'ils en deviennent paradoxalement oniriques, j'admire tout autant sa capacité à peindre -au delà du sujet- une lumière: néon blafard nocturne, franc soleil d'été, ciel tourmenté en bord de mer... l'artiste savait bien mieux que nombre de photographes observer et reproduire ces lumières capables à elles seules de camper un décor.
Nightawks (Noctambules): tableau d'Edward Hopper (1942)
Parmi les grands thèmes d'Edward Hopper, on peut citer les larges horizons de paysages ruraux, l'architecture, mais aussi les scènes de vie quotidienne typiques qui mettent en scène essentiellement la classe moyenne américaine emportée dans le tourbillon d'une société en perpétuelle mutation. Motels, bars, restaurants... Des lieux qui pourraient être synonymes de rencontre, mais qui se réduisent souvent à des lieux générateurs de solitude.
La toile Nightawks appartient à cette dernière catégorie, et est sans doute le tableau le plus célèbre du peintre.
Pour l'anecdote, Nightawks aurait été inspiré par une nouvelle d'Hemingway (The Killers), dans laquelle deux tueurs attendent en vain leur victime dans un bar. Le tableau a à son tour inspiré de nombreux hommages et parodies, dont un poster largement diffusé dans lequel les trois personnes accoudées au bar sont remplacés par les icônes de la culture pop américaine que sont Elvis Presley, Marilyn Monroe et James Dean. (Source: Wikipédia)
Lien: un site consacré à l'oeuvre d'Edward Hopper
Un très beau site pour voyager à travers les tableaux du peintre: Edward Hopper at the National Gallery of Art (En Anglais, mais aucune importance: les images ont un langage universel...)

C'est bien appréciable ce petit billet là qui donne envie d'en voir plus.
RépondreSupprimerEn parlant de modernisme ça me penser à Georgia O'Keefe qui se savait incapable de peindre des ambiances lumineuses mais qui savait exprimer par la couleur la nature sensible des choses.
C'est d'ailleurs un billet que j'ai en stock et que j'aimerais faire partager tantôt.
Bonne soirée Cathy.
Je croyais connaitre... merci pour la piqure de rappel !
RépondreSupprimerJ'aurais encore découvert quelque chose aujourd'hui :)
RépondreSupprimerJe découvre ce peintre grâce à toi!
RépondreSupprimerTrès intéressant ton analyse, merci!
Bonne soirée, Cathy!
Merci Cathy! Grâce à toi je suis allée faire une visite sur le site et en relisant ton billet ce soir je me rends compte que je me suis surtout arrêtée aux tableaux peignant la nature, les bords de mer , les maisons cossues dans la campagne.Du coup cette solitude dans la ville que l'on perçoit dans d'autres oeuvres ne m'est pas apparue trop pesante! C'est ainsi que l'on s'évade par un matin d'hiver où le ciel est trop bas pour aller au jardin !
RépondreSupprimerBonne soirée!
Bonjour Cathy,
RépondreSupprimerComme Lucie, j'ai effectué une petite visite sur le site que tu nous as conseillé. Alors que je n'aime pas l'image que tu as mise sur ta page (elle me donne froid dans le dos), j'ai découvert d'autres oeuvres de Hopper que j'apprécie énormément: les cottages sur le front de mer ou sur la lande, certains paysages dans les contrées agricoles ou même des vues sur les toits urbains.
Je ne connaissais pas cet artiste: dorénavant je le garde en mémoire, mais il me semble que la plupart de ses toiles sont exposées en Amérique.
Merci pour le partage de tes goûts.
UNE BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2010.
RépondreSupprimerBonjour Cathy
RépondreSupprimerJ'ai vu des copies de Nightawks dans bien des restaurants de type "diner" de Montréal.
Je crois sentir dans ce tableau l'immense solitude de ces trois personnages, tous morts suite à une overdose.
Merci pour ce billet, il m'a fait connaître son auteur et je te souhaite une très bonne Année 2010.
Bonjour Cathy,
RépondreSupprimeril y a bien longtemps que je ne suis pas passé....
Mais je ne pouvais rester sans venir te souhaiter une bonne et heureuse année 2010
Grosses bises
@+
Merci à tous pour vos commentaires. J'y ai lu avec plaisir qu'Hopper ne laissait pas indifférent. Certaines toiles dérangent, d'autres sont baignées de soleil. Mais le propre de l'oeuvre d'art n'est-il pas de provoquer des émotions? Ombre ou lumière, l'important est que l'émotion passe.
RépondreSupprimerTrès bonne année à vous tous!
Elles sont où les pétrocalles des Pyrénées promises par google ?
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