Macrophotographie de mousse au coucher du soleil (suite)
Une seconde photo prise le même soir que celle publiée dans l'article précédent. J'ai réalisé un développement raw différent, histoire de changer d'atmosphère. La photographie a été prise quelques minutes plus tard, la mousse apparait davantage ombre chinoise. Le soleil est plus rond car j'ai choisi une ouverture plus grande.
Macrophotographie de mousse au soleil couchant: ombres chinoises, soleil orange et ciel bleuCliquez pour agrandir
Pratique photo: la macrophotographie au coucher du soleil (détail des conditions de prise de vue)
Pas de tutoriel détaillé aujourd'hui, mais une petite explication à destination de ceux qui auraient du mal à visualiser les conditions de prise de vue de ce genre de photos.
Le plus difficile, pour la macro au soleil couchant, c'est de trouver "le bon endroit". Un lieu orienté à l'ouest, si possible en hauteur (pour plus de confort): muret, tronc couché... pour les photos de mousse, bords surélevés d'un chemin...
Difficulté supplémentaire: le "bon endroit" pour faire de la macro en décembre ne sera pas le même que "le bon endroit" pour faire de la macro en été: le soleil est plus ou moins haut selon les saisons, il ne suit pas la même trajectoire, et ses rayons sont plus ou moins inclinés.
Voici un schéma de mon mur moussu: deux bâtiments flanquent l'autre côté de la route en contrebas de mon mur, un chemin s'ouvre dans le prolongement de l'APN, masqué par des arbres. (Et depuis, vous remarquerez que le paysage a blanchi...)
Dans l'idéal, j'aurais monté l'appareil photo sur un pied (plus pour le confort que pour palier une vitesse trop basse). Mais je n'ai pas vraiment la place, et le soleil disparait tellement vite que j'ai préféré la prise de vue à main levée. Le pare-soleil est par contre indispensable, pour éviter des reflets parasites dans une situation lumineuse aussi rasante. Et justement, je me sers du pare-soleil comme appui: je le pose contre le muret, je pivote légèrement l'APN et je joue avec la bague de mise au point jusqu'à trouver la bonne image (prudence: éviter absolument de regarder le soleil en face).
En réalité, je ne photographie pas vraiment le soleil. Le gros cercle orange n'est pas l'astre lui-même, mais son reflet sur les lentilles de l'objectif (un peu comme les cercles lumineux que l'on obtient en photographiant des gouttes de rosée à contrejour (voir explications complémentaires sur la notion d'ouverture), ou dans la "lune géante" qui tombe dans les capucines).
Voilà pour la prise de vue proprement dite. Mais j'ai commencé à inventer mon image bien avant. Avant de chercher un cadrage intéressant l'oeil dans le viseur, j'ai pris le temps d'observer mes quelques brins de mousse de près: comment sont-ils orientés, quels endroits me semblent particulièrement intéressants... Une fois que j'ai en tête "un schéma" de mon réseau de mousses (= la façon dont ils vont s'inscrire sur la surface plane de mon capteur), je passe à la "vision filtrée par l'APN".
Le plus difficile, pour la macro au soleil couchant, c'est de trouver "le bon endroit". Un lieu orienté à l'ouest, si possible en hauteur (pour plus de confort): muret, tronc couché... pour les photos de mousse, bords surélevés d'un chemin...
Difficulté supplémentaire: le "bon endroit" pour faire de la macro en décembre ne sera pas le même que "le bon endroit" pour faire de la macro en été: le soleil est plus ou moins haut selon les saisons, il ne suit pas la même trajectoire, et ses rayons sont plus ou moins inclinés.
Voici un schéma de mon mur moussu: deux bâtiments flanquent l'autre côté de la route en contrebas de mon mur, un chemin s'ouvre dans le prolongement de l'APN, masqué par des arbres. (Et depuis, vous remarquerez que le paysage a blanchi...)
Dans l'idéal, j'aurais monté l'appareil photo sur un pied (plus pour le confort que pour palier une vitesse trop basse). Mais je n'ai pas vraiment la place, et le soleil disparait tellement vite que j'ai préféré la prise de vue à main levée. Le pare-soleil est par contre indispensable, pour éviter des reflets parasites dans une situation lumineuse aussi rasante. Et justement, je me sers du pare-soleil comme appui: je le pose contre le muret, je pivote légèrement l'APN et je joue avec la bague de mise au point jusqu'à trouver la bonne image (prudence: éviter absolument de regarder le soleil en face).
En réalité, je ne photographie pas vraiment le soleil. Le gros cercle orange n'est pas l'astre lui-même, mais son reflet sur les lentilles de l'objectif (un peu comme les cercles lumineux que l'on obtient en photographiant des gouttes de rosée à contrejour (voir explications complémentaires sur la notion d'ouverture), ou dans la "lune géante" qui tombe dans les capucines).
Voilà pour la prise de vue proprement dite. Mais j'ai commencé à inventer mon image bien avant. Avant de chercher un cadrage intéressant l'oeil dans le viseur, j'ai pris le temps d'observer mes quelques brins de mousse de près: comment sont-ils orientés, quels endroits me semblent particulièrement intéressants... Une fois que j'ai en tête "un schéma" de mon réseau de mousses (= la façon dont ils vont s'inscrire sur la surface plane de mon capteur), je passe à la "vision filtrée par l'APN".
Les métadonnées de la photo (Objectif 105 micro nikkor VR)
- Ouverture: F/5
- Vitesse: 1/1250
- ISO: 400 (erreur de ma part: j'aurais pu choisir un réglage ISO plus bas. Mais avec mon nouvel APN, je n'ai plus de problème de bruit à 400 ISO)
- Sous-exposition de - 1,3 (Je choisis généralement "manuellement" mon exposition: je me mets sur "A" (priorité diaphragme donc mesure automatique de la vitesse/lumière), et je sur-expose ou sous-expose si nécessaire. Je me fie à la mesure de la vitesse: je sais à peu près quelle doit être la "vitesse idéale" en fonction de mon ouverture. Je sur/sous-expose en conséquence et je vérifie (si j'ai le temps) sur les courbes de l'écran arrière mon exposition (pas trop sombre et pas de lumière cramée). Mais je sais qu'au niveau de la mesure de la luminosité, il y a autant de façons de faire qu'il y a de photographes. On aurait également pu faire une "mesure spot" sur la mousse "hors contre-jour", située à droite de l'image)
D'autres photos de mousse:

La photo est sublime et les explications claires et précises, un grande aide pour les débutants comme moi !!
RépondreSupprimerBonnes fêtes
Voici, une fois encore, une merveilleuse leçon de choses.
RépondreSupprimerLa technique est exposée de façon claire, pédagogique, instructive, bref, "à la manière Cathy", et ça débouche sur un résultat qui vaut le détour.
J'ai réellement un faible pour ce type de photo où l'indispensable savoir-faire fait place à la poésie.
Bravo et merci.
“Il était une fois...”
RépondreSupprimerPremière page d'un conte de Noël: à nous d'imaginer les personnages, cela se passera sûrement au pied des mousses...ou entre les pierres du mur.
Un grand merci pour les info techniques: tes explications me paraissent claires et précises.C'est un + pour ESSAYER d'atteindre ta performance.
@ Xavier: Merci, et bonnes fêtes à toi et aux tiens aussi.
RépondreSupprimer@ Marc: Ce genre de photos parait très compliquée. En réalité, la technique est assez simple, et c'est surtout une histoire d'instinct, d'instant et de hasard. J'aime vraiment ces "images surnaturelles" que l'on trouve parfois dans le viseur, sans retouche ordinateur.
@ Monic: Qui sait, je pourrais peut-être refaire la même sous la neige? (s'il y a du soleil, et si j'arrive à gérer la "lumière piègeuse d'un soleil couchant sur un blanc scintillant). Et avec un peu de chance, le petit peuple sera de sortie?
Enfin, on va pouvoir enfin te copier sans te voler !
RépondreSupprimerMerci Cathy pour tes explications :)
@ Darthmagus: Je l'aurai cherché ;-)
RépondreSupprimerMais depuis ce soir-là, plus de ciel dégagé au coucher du soleil (et pour le lever du soleil... un peu trop tôt/froid)
bon tu sais que je ne suis pas une fortiche en photo... alors je me contente de savourer du regard cette jolie chaleur qui sort de cette superbe photo pour me réchauffer de toute la blancheur qui m'entoure... Joyeuses fêtes Cathy !
RépondreSupprimerDifférente de la première, plus classique aussi, elle n'en demeure pas moins aussi belle !
RépondreSupprimerCdt,
Jma
J'aime beaucoup les deux!
RépondreSupprimerBeaux fondus, composition agréable et intéressante et explications lumineuses, comme tes photos!
bravo et merci!
Mes amitiés
Cette dernière est également magnifique!
RépondreSupprimerMerci pour les explications. On a même le droit à un petit schéma !
RépondreSupprimerLa lecture de tes derniers articles démontre à nouveau l'étendue de tes compétences artistiques et pédagogiques. Continue.
J'ai lu avec grand intérêt ton article et je viens de le relire!Un délestage intempestif en région PACA, ayant empêché l' acheminement de mon commentaire!
RépondreSupprimerJ'ai réalisé il y a peu une image que je préparais depuis plus de 2 ans.En photo nature , le hasard a sa place , mais le photographe est le maître d'oeuvre.C'est pourquoi il est d'autant plus innexcusable de voler des images qui ont nécessité bien du temps à être saisi.
Tes mousses me font toujours autant rêver!Je vais essayer d'en trouver et de les mettre en culture!!
Merci à tous: la photo de mousse revient très bientôt dans le blog!
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