28/12/09

Edward Hopper: peintre réaliste américain. Tableau nightawks

Edward Hopper: peintre réaliste américain

Mon cabinet de curiosités intérieures change de décor au gré des saisons: il y a des artistes solaires qui accompagnent mes balades estivales, et les artistes lunaires qui viennent éclairer mes longues nuits d'hiver. Catégorisation totalement subjective des images qui m'inspirent, mais s'il est un peintre que je range dans mon tiroir "hiver", c'est incontestablement Edward Hopper.

Né en 1882 et mort en 1967, Edward Hopper incarne le réalisme américain du vingtième siècle. Des toiles souvent pleines de mélancolie, des êtres solitaires perdus au coeur de villes anonymes, une Amérique moderne, où l'on s'urbanise trop vite, où l'on consomme, où l'on se perd et qui dilue le rapport que l'homme entretient avec la nature. Les pieds collés sur le macadam ou nus sur la moquette miteuse d'un hôtel, les hommes et les femmes peints par Edward Hopper ont le regard vide, souvent tourné vers la fenêtre, vers l'extérieur, nostalgiques d'un temps où l'humanité parvenait à faire cohabiter modernisme et nature. Un spleen moderne sublimé par un artiste francophile amoureux du symbolisme poétique de Verlaine.

Si j'aime les ambiances sombres d'Edward Hopper, ses univers tellement hyperréalistes qu'ils en deviennent paradoxalement oniriques, j'admire tout autant sa capacité à peindre -au delà du sujet- une lumière: néon blafard nocturne, franc soleil d'été, ciel tourmenté en bord de mer... l'artiste savait bien mieux que nombre de photographes observer et reproduire ces lumières capables à elles seules de camper un décor.

Nightawks (Noctambules): tableau d'Edward Hopper (1942)

Parmi les grands thèmes d'Edward Hopper, on peut citer les larges horizons de paysages ruraux, l'architecture, mais aussi les scènes de vie quotidienne typiques qui mettent en scène essentiellement la classe moyenne américaine emportée dans le tourbillon d'une société en perpétuelle mutation. Motels, bars, restaurants... Des lieux qui pourraient être synonymes de rencontre, mais qui se réduisent souvent à des lieux générateurs de solitude.
La toile Nightawks appartient à cette dernière catégorie, et est sans doute le tableau le plus célèbre du peintre.
Pour l'anecdote, Nightawks aurait été inspiré par une nouvelle d'Hemingway (The Killers), dans laquelle deux tueurs attendent en vain leur victime dans un bar. Le tableau a à son tour inspiré de nombreux hommages et parodies, dont un poster largement diffusé dans lequel les trois personnes accoudées au bar sont remplacés par les icônes de la culture pop américaine que sont Elvis Presley, Marilyn Monroe et James Dean. (Source: Wikipédia)
nightawks: tableau du peintre Edward Hopper. Un bar de nuit, solitude, réalisme américainNightawks Tableau d'Edward Hopper 1942 Collection Art Institute of Chicago

Lien: un site consacré à l'oeuvre d'Edward Hopper


Un très beau site pour voyager à travers les tableaux du peintre: Edward Hopper at the National Gallery of Art (En Anglais, mais aucune importance: les images ont un langage universel...)

27/12/09

Image zen: gouttes sur fleur fanée, photo blanc neige

La fonte des neiges blanchit le paysage... (Photo de goutte d'eau et fleur fanée sur fond blanc)

Un petit jeu de graphisme, de lumière, un blanc neige qui éclate à la lisière de la surexposition pour souligner d'un trait net et sans bavure trois gouttes de glace fondue encordées le long d'une frêle tige de fleur fanée.

Mon sujet? Une petite fleur jaune, vulgaire, sans intérêt appelée laiteron... Jardinière tolérante, les laiterons ont leur place dans mon jardin, pour le plus grand plaisir des butineurs qui y trouvent quelques millilitres de nectar, lorsque les autres sources de nourriture sont taries.
Mon "vrai" sujet? Les trois gouttes qui griffent une image tout en blanc et en flou.

Recherche d'image épurée, envie de blancheur: 3 gouttes sur fond de neige immaculée

Photo fond blanc de goutte d'eau, neige et fleur fanée - macro nature en hiver
Photographie macro gouttes, blanc neige
Profondeur de champ réduite au minimum pour que les gouttes soient le seul trait net de l'image

22/12/09

Une carte de voeux à imprimer: une tulipe de Noël

[Edit: Découvrir la carte de voeux 2012]

Une carte de voeux couleur soleil pour les fêtes

J'ai cherché dans ma mémoire (numérique) une image qui puisse illustrer cette période de fêtes. Neige ou soleil? Le soleil a gagné. La faute au solstice d'hiver, qui marque depuis hier le rallongement des jours!
Un coeur de tulipe, une étamine dressée comme une petite bougie pour repousser la tombée de la nuit. A travers cette image, je tiens à vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d'année, et à vous souhaiter une année 2010 pleine de bonheurs, de rencontres et de découvertes.

Merci à vous d'avoir pris le temps de cheminer le long de mes sentiers parfois détournés durant cette année 2009 et de très bonnes fêtes de fin d'année à tous!
Carte de voeux bonne année 2010 photographie création originale artiste(Cliquez pour agrandir)

carte de voeux "tulipe" à imprimer, à télécharger

C'est vrai que j'ai créé cette carte de vœux virtuelle en pensant à vous tous, visiteurs familiers, qui m'avez accompagnée depuis la création de ce blog. Mais elle s'adresse tout autant à vous qui arrivez ici par hasard en cette froide soirée d'hiver.

Conditions d'utilisation:
La carte de voeux est librement utilisable dans un cadre privé: impression papier, envoi par mail. Tout autre usage et en particulier tout usage dans un cadre (ou sur un site) commercial est interdit.
Exception faite de cette carte, il est interdit de copier toute autre photographie du blog. Merci de respecter cela.

Prélever un article ou une photo sur internet: une pratique courante (facilitée par certains moteurs)

Suite de ma série d'articles sur le problème du vol de contenus "trouvés sur internet". Aujourd'hui, un article sur "toutes les façons faciles de ne pas respecter la propriété intellectuelle", histoire de se faire une idée de l'ampleur du non-respect du droit d'auteur dans les plaines sauvages de la toile. Bienvenus au far-ouest!

L'emprunt abusif de contenu documentaire:

Il ne s'agit pas de devenir paranoïaque, mais conscient que si l'on veut réellement protéger un contenu, la seule solution consiste à ne pas le publier. De plus, la plupart des emprunts abusifs sont liés à de simples négligences ou à la méconnaissance de cette complexe notion de "droit d'auteur". De très nombreux blogueurs sont persuadés (ou se persuadent?) qu'ils peuvent reprendre n'importe quelle photo trouvée sur Google-images, ou n'importe quel texte documentaire, à partir du moment où ils ne l'utiliseront pas dans un cadre commercial.
Remarque: je ne développe pas ici tous les détails de cette fameuse notion de "droit d'auteur", mais le "droit d'auteur" s'applique à toute création originale. Il ne dépend pas du statut de l'auteur (professionnel ou amateur), ni de l'endroit où sera publié un contenu (page web personnelle ou site commercial)
L'emprunt est une pratique courante dans des sites informatifs ou documentaires. L'article qui suit n'a pas la prétention d'être exhaustif, mais un simple retour d'expériences souvent désagréables.

Partage des connaissances: publier un article dans un site d'information:

En automne 2008, j'avais publié un article documentaire sur la coccinelle asiatique dans un site d'information en ligne (Notre planète info). Toutes les informations contenues dans ce site sont protégées: Notre planète info n'autorise pas la reprise d'un article entier (autorisation de reprendre les quelques premières lignes, puis un lien "lire la suite..." qui redirige vers l'article d'origine). Il faut également savoir que même lorsque l'on publie en dehors de son propre blog, on demeure l'auteur d'un texte ou d'une image (sauf si l'on choisit de céder ses droits explicitement).

Un an plus tard, en automne 2009, les coccinelles asiatiques ont refait leur apparition. Avant d'en parler sur ce blog, je suis retournée sur le site "notre planète info", voir mon article. Je me doutais qu'il avait sans doute été repris, et je voulais juste vérifier l'ampleur de ces copies, pour écrire mon nouveau billet en évitant tout risque de duplicate.
Je prélève donc une phrase en début de l'article de "notre planète info", et je la copie entre guillemets dans Google.
Surprise: cet article n'a pas été repris une seule fois selon la procédure autorisée (juste citation des premières lignes). Par contre, il a été intégralement recopié (texte et photos) 8 fois dans d'autres sites ou blogs. Parfois en citant le site de provenance, souvent en se retrouvant signé par le webmestre abusif.
Je précise que la rédaction de ce billet ne me rapportait rien: pas de liens vers mon site, pas de rémunération quelconque ni aucun avantage de type "référencement de mon blog". Je l'ai juste écrit pour faire passer une info.
Suite à ce constat, on hésite à partager nos infos, non? (Que l'information circule, passe encore, mais la "perte" de mes photos me pose plus de problèmes. Faut-il admettre une fois pour toute que tout texte documentaire doit forcément être illustré de photos "bas de gamme" et réserver nos "belles photos" pour un usage uniquement professionnel? Je trouve vraiment dommage de ne pas pouvoir illustrer correctement un tel billet sans accepter implicitement que ces photos seront volées. Je tenais aussi à préciser que je ne tiens absolument pas le site "Notre Planète info" pour responsable de ces utilisations illégales. J'étais consciente du risque, et les responsables demeurent les pilleurs)

Partage des connaissances: publier des photos dans des sites documentaires

Dans la même intention de partager des informations, j'ai publié il y a deux ans quelques photos dans un site naissant qui projetait de mettre en place un recensement de la flore en France. J'ai vite arrêté (manque de dynamisme du site), mais j'y ai laissé 12 photos, pensant qu'elles pourraient servir. Suite à ma récente mésaventure avec la photo volée des faux de Verzy, j'ai supprimé mes 12 photos de ce site il y a quelques jours... sans résister à une petite recherche préalable.
Les photos mises en ligne sur ce site comportent toutes dans leur adresse le nom de la plante et le nom du site. J'ai donc tapé le nom de la plante+nom du site dans google-images. Et je suis tombée sur (seulement) 2 emprunts abusifs sur 12. (Réglés vite et bien, et même dans une extrême courtoisie pour l'une d'entre elle. Merci à elle si elle passe par là)

Le contenu wikipédia: Recherche sur le coquelicot

Et wikipédia, dans tout ça?
Par curiosité, et pour mesurer l'ampleur du phénomène, je suis allée sur l'article de Wikipédia consacré au coquelicot.
J'ai sélectionné une phrase de cet article entre guillemets, et hop, recherche google!
Les résultats? Pour la recherche "Par ses propriétés émollientes, sédatives et béchiques, le coquelicot est un calmant", on obtient quand même 750 réponses en ce jour (+ une maintenant: ce billet)!
Photo de coquelicot et droit d'auteurCette photo de coquelicot, c'est la mienne... Toute reproduction ailleurs est interdite sans autorisation ;-)


Pour connaitre les conditions à respecter pour avoir le droit de citer une page de wikipédia, il suffit de cliquer sur le lien "citer cette page", dans le menu gauche de l'encyclopédie. L'article Coquelicot est sous licence créative commons.

Je n'ai pas parcouru chacun de ces 750 sites qui reprennent l'article de wikipédia pour vérifier s'ils citaient leur source. Mais j'en ai quand même visité quelques-uns. La source est très rarement citée, l'article est souvent intégralement recopié. Les photographies de l'article de wikipédia sont également reprises, parfois recadrées et/ou en laissant sous-entendre qu'elles sont l'oeuvre de l'auteur du blog. Les "recopieurs de wikipédia" sont divers et variés: on y trouve de nombreux blogs personnels, des sites commerciaux, des forums. Il y a également les sites documentaires communautaires de type "herbier", qui encouragent ces pratiques et se couvrent en attribuant la responsabilité des articles rédigés aux membres qui les déposent (et qui participent du même coup à la bonne santé des revenus publicitaires des sites en question!)

Parmi ces 750 pages web, j'ai sélectionné quelques blogs qui affichaient de nombreux articles documentaires. J'ai prélevé au hasard quelques phrases dans d'autres articles de ces mêmes blogs pour les rechercher sur google. Mauvaise pioche: la plupart du temps on découvre qu'il s'agit d'articles empruntés ailleurs (wikipédia ou autre) Très souvent, ces blogs s'alimentent en recopiant des textes trouvés par l'intermédiaire de google: souvent ceux de wikipédia, et les vôtres de temps en temps...

La licence créative commons

Un étrange phénomène, que toute cette portion du web qui se nourrit de recopiages... Quant à la belle idée de partage des informations par l'intermédiaire d'une "licence créative commons", elle sert en réalité d'alibi. La plupart des blogueurs pensent qu'elle autorise à la copie, mais ignorent qu'elle oblige à la citation des sources par un lien URL. D'ailleurs, certains moteurs de recherche renforcent cette méconnaissance, en proposant une recherche personnalisée d'images "libres de droit ou sous licence CC".

Vol de photos incité par de nouveaux moteurs de recherches:

Après avoir parlé "vol de textes", un dernier paragraphe plus spécifique au vol d'images.
Google met gratuitement de nombreux outils à disposition des webmestres. (La plateforme Blogger en est un exemple.) Je ne peux qu'approuver cette offre gratuite d'outils et services, mais certains outils sont problématiques.

Une interface de google permet de créer son propre moteur de recherche. (Je pense que l'on trouve les mêmes outils chez Bing, ou Yahoo.) Ce moteur peut être un moteur interne, ou un moteur généraliste, qui va effectuer des recherches thématiques ou dans une liste de sites sélectionnés par le webmaster: moteur sur un sujet précis (bio, éducation, bâtiment...), ou encore moteur "éthique", "artistique", "pour enfants"... avec renvoi sur des sites considérés comme tels par le webmestre.
C'est ainsi que des webmestres souvent pleins de bonnes intentions créent des moteurs de recherche spécifiques. Et c'est là que les problèmes commencent.

Ces petits moteurs de recherche fonctionnent comme les géants: on peut effectuer une recherche web, et parfois une recherche images. Dans la plupart de ces moteurs, lorsque l'on fait une recherche-images, on obtient une mosaïque d'images, sur lesquelles il suffit de cliquer pour avoir accès à l'image d'origine.
Comme Google, pensez-vous? Pas tout à fait, et la différence entre ces moteurs et Google est de taille: Google images affiche seulement les illustrations de nos pages web, mais il précise qu'elles ne sont pas forcément autorisées à la copie, et surtout, il affiche en même temps l'article d'origine avec lien URL. On peut ainsi en un clic accéder au site dont nous convoitons l'image, et vérifier les conditions d'utilisation stipulées par l'auteur.
De nombreux moteurs de recherches de moindre importance procèdent totalement différemment: dans leur onglet "recherche d'images", on obtient tout simplement la photo grandeur nature, sans aucune mise en garde sur le droit d'auteur, et sans lien vers l'article d'origine. Il figure souvent quelque part une adresse "écrite", mais non URL. Et cette adresse est parfois l'adresse de l'image, ou du serveur qui accueille nos photos, pas cette du blog où elle figure. Au final, même celui qui serait attentif à respecter le droit d'auteur serait dans l'incapacité de le faire, s'il utilise certains moteurs de recherche.

Le vert étant tendance en ce moment, voilà deux exemples de moteurs de recherche dits "éthiques" ou "solidaires" qui procèdent de cette façon:
Allez donc y faire un tour et voyez à quoi ressemble leur recherche d'images. Elle s'apparente en réalité à une banque d'images qui aspire toutes les images des sites référencés par ces moteurs. Les créateurs de ces moteurs ne peut-être sont pas conscient de ce problème, mais voilà des moteurs qui ne sont pas très éthiques ou solidaires envers les conditions difficiles dans lesquelles doit évoluer le photographe dans ce monde du non respect du droit d'auteur!

Je ne suis pas juriste, je serais donc incapable d'affirmer que ces moteurs contournent la loi sur la propriété intellectuelle. Je constate juste qu'entre les onglets-images de ces moteurs, et une banque d'images bâtie illégalement en aspirant purement et simplement les illustrations du web sans les lier à leur source et sans autorisation, la nuance est faible. Et je suis ravie de ne pas être référencée sur ces moteurs: google-images suffit largement à mon référencement et à mes déboires en matière de vol. (Je m'abstiens d'ailleurs depuis quelques mois de soigner le référencement de mes photos pour google-images)

Des sites illustrés illégalement grâce à l'interface "google-images"

Je n'entrerai pas dans les détails de programmation (j'en serais incapable), mais il est possible d'utiliser l'interface-google pour webmestre qui génère une recherche automatique d'images pour illustrer les pages de son site. (J'ai déjà été confrontée à cette dérive, et j'ai exigé que les adresses de mes sites soient exclues du site en question.)

Concrètement, un site automatise les illustrations de ses pages en prélevant des images directement sur Google-images. Il le stipule clairement et se réfugie derrière cet argument pour justifier la présence de votre photo à côté de ses produits.
En voilà un exemple tout frais trouvé en quelques secondes la semaine dernière:
Utilisation illégale de photo trouvée sur internetUn hôtel au nom fleuri de "bois-joli" qui se fait sa pub grâce aux images trouvées par google-images sur le daphné mezereum ou bois-joli... L'arbuste est rare, j'ai réalisé un billet sur lui (suivre le lien). Résultat: mes photos sont en première ligne!
bois-joli-gentil-daphne-mezereum-fleur-rose-printemps
Je crois que cette fois, je vais laisser tomber. Le site prélève ses images en hotlink (il fait l'équivalent d'un "glisser-coller" et la photo qui figure sur ce site garde l'adresse que je lui ai donnée.) Il s'agit d'un site étranger, et j'ai déjà bien du mal à obtenir la suppression de mes images sur des sites francophones! Je vais juste supprimer la photo de mon billet et la remplacer par la même, mais qui aura une autre adresse.

Il est très difficile de justifier du droit d'auteur lorsque l'on contacte les sites qui utilisent ces fameuses interfaces de recherche d'images qu'offre google aux webmestres. Ils se réfugient tous derrière la phrase "C'est pas moi, c'est Google...". Mais Google ne fait que proposer un outil, il n'est absolument pas responsable de l'usage que l'on en fait, il me semble?

Y a-t-il des voleurs partout?

La paranoïa commence à vous gagner?... Inutile de paniquer, mais autant être lucide et informé. L'information gagnerait d'ailleurs à être largement diffusée auprès des blogueurs: bon nombre d'emprunteurs évitent de se poser des questions, et ne savent pas exactement quelles sont leur responsabilité, ni les conditions dans lesquelles on peut ou non inclure la photo ou le texte d'un autre dans son propre blog.
Un vol de contenu par un blog personnel est moins grave en apparence qu'un vol à destination d'un site commercial. Dans le premier cas, on exige juste le retrait de l'image, dans le second, on peut être amené à facturer la diffusion de notre photo. Grave, pas grave... je ne me prononce pas car certains emprunts sont très blessants, et certains emprunteurs très désagréables. Un préjudice à évaluer au cas par cas, et ça n'est sûrement pas au voleur de nous expliquer que "ça n'est pas bien grave...".

Il y a quand même une justice à tout ça, au niveau d'internet: google n'aime pas le duplicate. Il déteste retrouver un contenu identique dans plusieurs blogs. Alors, en matière de référencement, tous ceux qui font de sites comme wikipédia leur base de contenus principale ne risquent pas de voir décoller leur audience.

Le mot de la fin? De temps en temps, je me rends compte que l'on cite l'un de mes articles ailleurs et "dans les règles": en évoquant très brièvement mon article et en y renvoyant par un lien URL. Merci à eux pour leur respect, et un merci particulier à ceux qui m'en ont demandé l'autorisation. Ça n'est pas forcément nécessaire, mais c'est toujours agréable. En comparaison à ces blogs respectueux, j'ai eu 10 fois plus (au moins) d'emprunts abusifs (à ma connaissance). Je sais maintenant que la pratique est courante et lorsque cela se produit, j'espère juste que ces problèmes se règlent vite et bien (en général par retrait immédiat de ce qui m'appartient).

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Les articles liés: :

20/12/09

Macrophotographie de mousse au soleil couchant: les conditions de prise de vue

Macrophotographie de mousse au coucher du soleil (suite)

Une seconde photo prise le même soir que celle publiée dans l'article précédent. J'ai réalisé un développement raw différent, histoire de changer d'atmosphère. La photographie a été prise quelques minutes plus tard, la mousse apparait davantage ombre chinoise. Le soleil est plus rond car j'ai choisi une ouverture plus grande.
macrophotographie de mousse au coucher du soleilMacrophotographie de mousse au soleil couchant: ombres chinoises, soleil orange et ciel bleu
Cliquez pour agrandir

Pratique photo: la macrophotographie au coucher du soleil (détail des conditions de prise de vue)

18/12/09

Mur de pierre et mousse au soleil couchant (photo macro)

Après le premier article de la série "Emprunt abusif de contenus trouvés sur internet", j'ai eu envie de finir par une photo presque du jour.

Dernière photo macro au soleil couchant

Une trouée de lumière mardi m'a offert une brève sortie. Petits fruits et baies sauvages, et bien sûr, le sujet que j'ai décidé de travailler cet hiver: la mousse.
La balade a été pauvre en photo de mousse. Et il a fallu attendre que je sois de retour à la maison pour trouver "mes photos du jour": Encore une fois, la mousse du mur du jardin est venue à mon secours. Elle n'occupe qu'une toute petite place, quelques plaques d'un ou deux centimètres au faîte du mur orienté à l'ouest. Je m'approche, et je découvre qu'en ce mois de décembre, le soleil couchant apparait juste à la bonne hauteur, au fond d'un chemin, entre deux bâtiments qui masquent l'horizon. Je n'avais jamais regardé le soleil se coucher en décembre depuis mon jardin!
J'ai juste eu le temps de faire deux ou trois photos, et je récidiverais bientôt si le temps le permet. Ma "fenêtre" de prise de vue est vraiment très étroite. L'été, le soleil est encore bien trop haut, lorsqu'il éclaire ce petit chemin. J'ignore de combien de semaines je dispose, pour retenter ma chance?

photographie: mousse et coucher de soleil (macrophotographie)

Photographie macro au soleil couchant: mousse sur le vieux mur de pierre

Trouver une photo ou un texte sur internet: le vol et la copie légale

Un premier billet d'une série d'articles sur le vol de textes et de photos trouvés sur internet.
La première partie de cet article s'adresse plutôt aux auteurs en décrivant différentes situations de vol. La dernière partie explique comment procéder lorsque l'on veut reprendre un texte ou une image trouvés sur le net. Alors avant de copier, rendez-vous en bas de page et lisez.

Photos archivées, photos publiées... photos volées?

Les photos soigneusement rangées dans le disque dur, aussi belles soient-elles, n'existent pas. Ce sont des images virtuelles, en devenir. Elles patientent, dans l'espoir qu'un jour, quelqu'un se souviendra d'elles, les extirpera d'un obscur sous-dossier pour les exposer au grand jour.

Comment donner vie à ses photos?
La première façon de leur donner vie est de les transformer en objets: tirage papier, tirage d'art numéroté, publication pour une affiche, un magazine...
Mais aujourd'hui, loin devant le tirage de ses photos sur papier vient souvent la baguette magique d'internet.
Diffuser sur le web ses photographies leur permet d'exister en un clic de souris, visibles dans le monde entier. Seulement voilà! Dès que l'on parle d'images en ligne, surgit la crainte du vol de ces images... La multiplication des blogs persos que l'on soigne et décore peut-être mieux que sa propre maison, entraîne l'augmentation du risque d'"emprunt" d'images, sans parler de professionnels peu scrupuleux qui y voient une source gratuite d'illustrations.

15/12/09

Fin d'une histoire...

Parenthèse personnelle, une fois n'est pas coutume. Fin d'une histoire d'amour...
Notre compagne est partie.


Il y a presque 13 ans jour pour jour, tu as quitté le refuge où tu avais su en quelques semaines te créer une place à part. Mascotte du refuge, compagne joyeuse de chaque instant dès que tu as posé la première patte dans notre maison.

Ton absence ronge à l'acide le blindage de mon cœur. Ma main se creuse à la rencontre de ta joue. Se recroqueville sous le vide d'un air sans chaleur ni odeur. Mes yeux errent à la recherche de tes prunelles sombres. Plus d'accroche. Juste l'absence.
Aujourd'hui, le vide s'accapare chaque instant. Il transforme les secondes en un goutte à goutte qui s'insinue dans les pensées, ruisselle. Il fait trop froid. Rien ne s'évapore. Il transforme les petites habitudes quotidiennes en désœuvrement qui fait fourmiller les doigts. Certains objets familiers deviennent de monstrueuses incongruités, maintenant que tu n'es plus là.
Trop vite partie. Tes maîtres se nourrissent du vide. Le reste de la meute ne comprend pas et te cherche.

Aujourd'hui, il n'y a que le vide. Mais ce vide n'est rien, comparé à tout ce que tu nous as donné durant ces trop brèves années. Tu es en paix. Et c'est la chaleur de ces moments partagés, de tes yeux brillants de tendresse et de bonne humeur qui saura combler ce vide de doux souvenirs.

11/12/09

Eglantine, fusain, mousse: des sujets de photo macro en hiver

Faire de la photo macro en hiver?

Il n'y a pas de saison pour la photo macro... Ou plus exactement, il n'y a pas de saison sans macro! A chaque mois de l'année son odeur, sa lumière, ses plaisirs et ses contraintes.
L'été, c'est l'heure de l'emballement: on papillonne d'une fleur à l'autre, et partout, des insectes butinent, s'affairent et posent pour nous! Pas le temps de réfléchir: réflexes couplés au reflex et "clic-clac": les portraits de papillons jouent au coude à coude avec les photos de libellules. Parfois, une simple mouche, une abeille, une punaise ou une coccinelle parviennent à se frayer un chemin jusqu'au disque dur.

En hiver au contraire le temps ralentit. Le petit monde des insectes ne bruisse plus. La campagne entre en sommeil alors que la ville oublie la tombée précoce de la nuit à grand renfort de réverbères.
L'hiver, c'est le temps de s'arrêter, de regarder autrement. Finis les sujets qui s'imposent à notre capteur. Place à la quête non plus d'un sujet, mais d'une image. C'est le temps de chercher des ambiances parfois grises et sombres, des fonds flous. Se remettre en cause, scruter dans un branchage nu des lignes graphiques, des arrières-plans gribouillés au fusain. Plus d'emballement, mais au contraire une lenteur, des essais, des erreurs et des taches de couleur qui surgissent par surprise.

Un dernier fruit de fusain...

Ils sont de plus en plus moches, tachés par la pluie, rongés, ou tout simplement disparus, avalés par les merles, mes buissons de fusains! Alors, lorsque j'ai vu ce petit fruit rose bonbon sous une douce lumière, je n'ai pas résisté au plaisir de faire de nouvelles photos.
Les baies (fruits) roses du fusain en photo
Une photo construite sur le contraste de couleur et de lumière entre la baie de fusain et le fond, mais aussi construite en utilisant les lignes graphiques qui s'ordonnent en arrière-plan.

En rouge et gris: quelques baies d'églantine un triste jour d'hiver

09/12/09

Copier, glisser, trouver sur le net... cela reste du vol de photo

Glisser-coller ou faire un lien, c'est voler!

Il y a quelques semaines, j'ai été confrontée au fameux "glisser-coller" qui sert d'alibi à tous ceux qui considèrent google-images comme d'une banque d'images libres de droit, gracieusement mises à disposition de qui veut faire son petit marché.

Aujourd'hui, autre emprunt illégal, un peu plus original: une photo volée, sans mention de l'auteur, avec un lien sur l'image qui renvoie à la photo d'origine: publiée dans un autre site, et en guise de légende une petite phrase très claire à côté de mon nom:
"Cette photographie n'est pas libre de droit et ne peut être reproduite sans l'autorisation écrite de son auteur."

Lorsque les photoblogs se servent chez les autres photographes...

Eh oui... Une nouvelle photo empruntée abusivement, trouvée dans le blog de quelqu'un qui fait... devinez-quoi? De la photo, bien sûr!
Vous sentez cette ironie agacée dans mon billet? Il faut dire qu'en ce moment, je n'ai le temps de rien et que ces utilisations abusives sont toujours désagréables à régler.
Je crois que mes histoires d'emploi du temps surchargé, ça n'est pas vraiment le soucis de mon emprunteur abusif. Un petit mail pour demander des comptes, et j'attends... Comment va-t-il réagir, celui-là? Parfois, on se fait presque insulter d'oser râler. Plus rarement, on a droit à quelques excuses. Et assez souvent, c'est la politique de l'autruche qui l'emporte: le voleur supprime la photo ou l'article en catimini.

Utilisation abusive d'une photo = sans autorisation de l'auteur

Le mail de réclamation envoyé, petit détour par ici. Pour me défouler un peu (pardonnez-moi de ma mauvaise humeur), et pour faire un petit rappel de circonstance:
Utiliser illégalement une photo ou un texte dans son site veut dire "afficher un contenu emprunté sans l'autorisation de l'auteur". Que l'image en question soit copiée chez son propre hébergeur ou simplement glissée dans la page, qu'il y ait un lien quelque part ou non, que l'on s'approprie ou non l'image, le résultat est le même: on utilise illégalement un contenu protégé par le droit d'auteur sans autorisation, et sans respecter les conditions dictées par cet auteur. Et cela s'appelle du vol... même si l'on écrit quelque part la petite phrase magique qui fleurit partout sur la toile:
"Photo trouvée sur le net".
Cette phrase ne veut rien dire, ne transforme pas un emprunt sans autorisation en utilisation légale et respectueuse du droit d'auteur!
Une dernière remarque: la notion de "droit d'auteur" s'applique quelque soit l'auteur: professionnel ou amateur, et s'applique à toutes les pages web: sites commerciaux ou simples blogs non commerciaux.
Mise à jour: suite à ce énième vol, j'ai rédigé un article détaillé sur le problème de la copie de textes et d'images touvés sur internet. A lire que l'on soit auteur ou emprunteur...


photo faux de verzy
Voilà la photo en question... Elle date de 2007. Dire que j'ai toute une série de photos des faux de Verzy prises cet automne que je n'ai pas encore publiées... Et pour l'anecdote, ces faux aimantent les écumeurs de blogs: on m'a déjà "emprunté" l'un de mes articles il y a quelques mois.

Fin de mon petit billet d'humeur du jour... Ce qui m'agace le plus, c'est ce sentiment que tout est en self-service sur la toile, sans même prendre la peine de demander une autorisation de publication. J'espère que mon emprunteur le lira: il en apprendra sans doute un peu sur le bon usage du net.

Je retourne à mes photos à développer, après cette séance de relaxation-express par l'écriture, et toutes mes excuses à ceux d'entre vous qui ont essuyé ma mauvaise humeur en passant par hasard...

08/12/09

Portrait de demoiselle rouge: le ceriagrion tenellum mâle et femelle

Retour en coup de vent sur l'agrion délicat, avec une série de photos documentaires. Toutes les images de cet article ont été recadrées et redressées en format vertical pour une meilleure visualisation.
(Et je referme très vite cette parenthèse documentaire pour revenir à des photos plus artistiques dans les prochains jours...)

Portrait de l'agrion délicat (ceriagrion tenellum): petite libellule rouge à pattes rouges (zygoptère)

Si la grande famille des demoiselles (zygoptères) recèle de nombreux casse-têtes au niveau de l'identification de ces insectes, les demoiselles rouges ne sont pas légion. L'identification du cériagrion tenellum (ceriagrion délicat) n'est donc pas très compliquée. Le plus difficile, c'est de le trouver!

La première demoiselle que j'ai su nommer a eu la bonne idée de porter l'un des plus joli patronyme du petit monde des libellules: la Nymphe au corps de feu (pyrrhosoma nymphula).
Pour simplifier, la nymphe à corps de feu est une demoiselle rouge à pattes noires, avec quelques segments noirs.
L'agrion délicat est lui aussi rouge vif, mais ses pattes sont également rouges, ce qui le différencie sans difficulté de la nymphe à corps de feu.

Pas trop compliqué, de reconnaitre le ceriagrion tenellum? En réalité, la recette "rouge à pattes noires=nymphe à corps de feu, rouge à pattes rouges=agrion délicat" ne fonctionne qu'avec les mâles matures. En effet, la coloration de la femelle ceriagrion délicat est très variable. Démonstration en images...

Remarque: le nom commun de cette libellule (ou plutôt zygoptère) est "Agrion Délicat" ou ceriagrion délicat. Son nom scientifique est Ceriagrion tenellum.

Photo d'agrion délicat (ceriagrion tenellum) mâle (1)

Autant commencer par le plus facile: voilà un "portrait-type" de l'agrion délicat: un mâle à l'abdomen et aux pattes uniformément rouges, et aux yeux tout aussi écarlates. Voilà le genre d'identifications que j'aime: simple et sans ambiguïté!
Agrion délicat mâle photo et observation en Champagne Ardenne
Un agrion délicat mâle prend la pose sur un roseau

Photo d'agrion délicat (ceriagrion tenellum) mâle (2)

Photo libellule: la nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula)

Dans la série "petites libellules (zygoptères) rouges, voilà un dernier article documentaire (et photos recadrées en conséquence) en liaison avec le portrait de l'agrion délicat et les photos de coeur copulatoire de ce même ceriagrion délicat.
L'agrion délicat est une demoiselle toute rouge: oeil (parfois), abdomen et pattes. Il peut être confondu de loin avec l'une de ses cousines, elle aussi à dominance rouge: la nymphe au corps de feu.

Demoiselle rouge: la nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula)

Pour comparaison, j'ai mis en miniature une photo déjà publiée d'agrion délicat mâle. Cliquez sur l'image pour l'afficher en plus grand dans une autre fenêtre, et pour plus de photos, suivez le lien: mâle et femelle ceriagrion délicat.
Agrion délicat mâle photo et observation en Champagne Ardenne
(Cliquez sur la photo pour afficher en grand)

En y regardant d'un peu plus près, impossible de confondre la nymphe à corps de feu avec l'agrion délicat: elle a les pattes bien noires, des segments noirs sur l'abdomen, et ces lignes noires caractéristiques en travers des yeux.
Photo libellule et demoiselle rouge: nymphe au corps de feu (pyrrhosoma nymphula)
Une nymphe au corps de feu (zygoptère): rouge à pattes noires et barre en travers de l'oeil
Pour d'autres photos de la nymphe à corps de feu (pyrrhosoma nymphula) mâle et femelle, voir "coeur copulatoire de nymphes à corps de feu"

Accident d'émergence chez une nymphe au corps de feu (Pyrrhosoma nymphula)

Je profite de ce retour de la nymphe au corps de feu dans le blog pour publier cette photo estivale: l'émergence (la "naissance") des libellules est un moment dangereux: elles doivent s'extraire de leur enveloppe larvaire, se faire sécher immobiles et vulnérables en espérant ne pas finir entre les mandibules d'un prédateur. Et même si personne ne vient perturber leur émergence, des déformations peuvent survenir, en particulier au niveau des ailes. Celle-ci a une aile complètement vrillée.
Naissance de libellule et accident d'émergence: nymphe au corps de feu (pyrrhosoma nymphula)
Accident d'émergence chez cette petite nymphe à corps de feu: l'aile est déformée.
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D'autres photos en liaison?

Coeur copulatoire d'agrion délicat (accouplement insecte, libellule)

Suite de l'article "portrait mâle et femelle de l'agrion délicat" et place au joli coeur copulatoire que créent les libellules pendant l'accouplement. J'ai réalisé quelques photographies macros de coeur copulatoire de ceriagrion tenellum l'été dernier... mais comme à mon habitude, j'ai privilégié l'image et le plan large. J'ai donc recadré deux images pour les transformer en photos plus documentaires. (Les images en version originale rejoindront les galeries de mon site plus tard)

Coeur copulatoire d'agrion délicat (ceriagrion tenellum)

Un couple de demoiselles perdu dans la bruyère... Comme toujours, la difficulté de ce genre de photos (à faible profondeur de champ pour intégrer un environnement flou invisible ici à cause du recadrage), c'est de trouver le bon angle de prise de vue pour avoir les yeux des deux demoiselles dans la zone de netteté.
Coeur copulatoire d'agrion délicat sur bruyère

Accouplement d'agrion délicat: photo à contrejour

L'agrion délicat prend bien le soleil! A contrejour, le rouge de son abdomen devient vraiment éclatant. Et lorsque Monsieur me fait un signe de sa patte, j'appuie une dernière fois sur le déclencheur avant de les laisser en paix.
Accouplement libellules rougeset photo d'insecte à contrejour: le ceriagrion tenellum
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D'autres photos de libellules et demoiselles?

04/12/09

Observation d'un papillon cuivré des marais en Champagne-Ardenne?

Cuivré des marais: un papillon fantôme s'incarne...

Je crois que tous les photographes macros ont leurs insectes fétiches: il y a les insectes qui nous inspirent plus que d'autres, et ceux qui hantent nos rêves secrets: ceux-là se cachent, vivent ailleurs, sont si discrets ou si rares qu'on les cherche en permanence du coin de l'oeil.
Je n'échappe pas à cette règle, et dans le bestiaire d'insectes que je rêve (rêvais?) de rencontrer cohabitent la mante religieuse (en théorie un peu trop méridionale pour ma région), l'agrion délicat (petite libellule protégée), et un petit papillon orange en voie de disparition nommé Cuivré des marais.

02/12/09

L'agrion délicat: dans les yeux rouges d'une belle demoiselle (ceragrion tenellum)i

L'agrion délicat sur la toile (ceriagrion tenellum)

Le temps me manque, en ce moment, et je dois souvent choisir entre publier un billet et me balader sur la toile. (Quant aux balades à l'air libre... on attend avec impatience la dissipation du couvercle nuageux qui chapeaute la Champagne...).
Pourtant, hier, un titre a clignoté dans ma blogroll: deux mots magnétiques qui renvoient à l'une de mes plus belles rencontres de l'été: dans le blog Nature Lilliputienne, voilà qu'ont fleuri de délicats agrions, dans un billet consacré au cériagrion tenellum.

Cette frêle demoiselle est rare et protégée dans mon secteur. Pourtant, j'ai eu le plaisir de la découvrir dans deux réserves naturelles aux portes de mon village. Depuis des semaines, je me promets de réaliser un article documentaire sur le sujet. Un jour viendra... En attendant, voilà une image plus graphique, portrait d'un face à face avec de grands yeux écarlates.

Photographie libellule: l'agrion délicat (ceriagrion tenellum)

Agrion délicat ou ceriagrion tenellum: portrait photo d'une petite libellule rouge
L'agrion délicat (ceriagrion tenellum) dans un enchevêtrement graphique

J'ai rencontré les agrions délicats dans les marais: un micro-paysage hérissé de lignes tracées par les carex, les roseaux et les rubaniers. Et cela tombait bien: j'aime construire mes cadrages, jouer avec les lignes plus ou moins floues pour créer un arrière-plan qui a sa place dans la photo, sans pour autant empiéter sur le sujet. (Comme dans l'article "Dans les yeux des libellules")
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D'autres photos de libellules et demoiselles?

01/12/09

Un geek aux champignons: rencontre avec une illustratrice de talent

La vie avec un geek...

Coup de coeur pour le blog Un geek à la maison découvert au hasard d'une balade sur la toile: Isa, graphiste illustratrice de talent y dépeint avec humour l'art de cohabiter avec geek et chats.
Les chats, on sait ce que c'est, mais les geeks, vous connaissez?
Ce sont des êtres d'un autre monde, qui arpentent sans relâche cet univers virtuel où l'on ne voit pas le temps passer qu'est le web.

Comment devient-on geek?
Et si tout commençait par la création de son propre blog? Puis d'enchaîner les articles l'un après l'autre jusqu'à attraper une bonne vieille Geek'attitude qui nous visse à l'écran?
Peut-être devrais-je me déconnecter immédiatement!
Non! Je prends le risque de pianoter quelques minutes encore. Mais j'ai une excellente excuse: vous faire partager un dessin d'Isa qui tombe à point dans mon blog: une petite histoire de champignons qui clôt avec humour la saison!

Un geek, un dimanche, une récolte de champignons...

Oui, je suis allée aux champignons cet automne: champignons à cuisiner, champignons à photographier... Oui, j'ai passé des heures devant l'écran en revenant de balade: développer mes fichiers photos, rédiger quelques articles. Et oui, j'ai franchement ri en découvrant le dessin ci-dessous:
Dessin humour: un geek va aux champignons
Dessin humour: un geek va aux champignons
Un geek aux champignons
(Dessin publié avec l'autorisation de l'auteur - Cliquez sur l'image pour accéder à l'article original)

J'ai personnellement eu la chance de me pencher sur les champignons bien avant la grande révolution Internet, et je connais depuis longtemps le vrai goût d'une poêlée de cèpes ou de trompettes des morts. Et vous? Ce dessin vous rappelle-t-il quelqu'un?...