La libellula depressa: photographe déprimée...
D'habitude, je déteste me priver du rêve que portent en eux les noms "communs" des libellules: naïade, nymphe, agrion que l'on dit délicat ou élégant... Rien qu'en les prononçant, ils roulent en bouche et racontent une histoire.
Mais il est une libellule qui ne fait pas vraiment rêver: la "libellule déprimée". Elle est pourtant magnifique, cette libellule! Jaune lumineux lorsqu'elle est encore jeune, puis la femelle fonce alors que le mâle prend une superbe teinte bleue et pruineuse.
Superbe et insaisissable Libellula depressa! Elles sont apparues par dizaines ces derniers jours, et si je prends un réel plaisir à les observer virevolter de branche en branche, je désespère de trouver un bon "angle photographique".
Il faut dire que la libellule déprimée ne varie pas beaucoup ses postures: elle passe son temps perchée sur un bout de branche inesthétique au sommet d'un arbre ou sur une vieille ronce à peine plus haute que la végétation dense de la lisière de bois.
Mais il est une libellule qui ne fait pas vraiment rêver: la "libellule déprimée". Elle est pourtant magnifique, cette libellule! Jaune lumineux lorsqu'elle est encore jeune, puis la femelle fonce alors que le mâle prend une superbe teinte bleue et pruineuse.
Superbe et insaisissable Libellula depressa! Elles sont apparues par dizaines ces derniers jours, et si je prends un réel plaisir à les observer virevolter de branche en branche, je désespère de trouver un bon "angle photographique".
Il faut dire que la libellule déprimée ne varie pas beaucoup ses postures: elle passe son temps perchée sur un bout de branche inesthétique au sommet d'un arbre ou sur une vieille ronce à peine plus haute que la végétation dense de la lisière de bois.
Photo en gros plan de libellule déprimée:
Difficile dans ces conditions de composer une image! Reste l'éternel cadrage serré autour de l'insecte, pour occulter l'arrière-plan.
Cliquez pour agrandir
Libellula depressa mâle et femelle: en jaune et bleu
Dès que je peux, j'essaie de prendre du recul. Chercher une photo plus aérée qui raconte la lisière de la forêt... Mais on a beau jouer sur les couleurs du fond en plaçant la tête de la libellule dans une trouée de ciel bleu ou en opposant la teinte de l'insecte au jaune des genêts en fleurs, le résultat ne me plait pas, et le support sur lequel elle s'appuie demeure résolument affreux!
Haut perchée, cette libellule. Seule liberté de composition qu'il me reste: placer l'insecte dans la petite tache de ciel bleu.
Un mâle libellule déprimée devant un buisson de genêts: cadrage un peu plus large encore, mais toujours cette ronce qui griffe la photo d'une ligne blanche trop présente.
Haut perchée, cette libellule. Seule liberté de composition qu'il me reste: placer l'insecte dans la petite tache de ciel bleu.
Un mâle libellule déprimée devant un buisson de genêts: cadrage un peu plus large encore, mais toujours cette ronce qui griffe la photo d'une ligne blanche trop présente. A la recherche d'une photo de libellule déprimée...
Je ne me lasse pas de les voir évoluer, ces libellules. Et non! Elles ne me feront pas déprimer! Obstinée, je vais continuer à chercher une approche différente. M'éloigner de ces images vues et revues de libellule ailes ouvertes sur sa branche. Et si "la photo" n'est pas pour cette année, je récidiverai en 2011!
Voilà la seule photo de libellule déprimée "un peu différente" que je suis parvenue à réaliser ces derniers jours. Au bord du chemin, un arbre abattu cet hiver, aux feuilles fanées. La cime couchée grouille de libellules! C'est ce qui explique les teintes très automnales de cette libellule de printemps!
Libellule déprimée de profil. Impossible de faire le "traditionnel" plan "libellule vue de dos ailes ouvertes": le support créait un fond particulièrement moche, en brun et noir. J'ai donc opté pour le sourire de cette joconde vu de profil.J'ai accumulé en quelques sorties de nombreuses photos similaires aux 3 premières images de cet article. J'ai d'ailleurs observé beaucoup plus de libellules déprimées en ce mois de mai 2010 que les 2 années passées, en bordure d'un bois à proximité d'un étang, et je crois qu'elle fait aujourd'hui sa première apparition dans le blog. (D'habitude, l'endroit est peuplé de sympétrums et d'orthétrums réticulés.) 2010, une année à libellules déprimées?
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Tout d'abord, moi je n'ai observé que 2 Libellules déprimées ce mois-ci !! En fait, là où j'habite (en Drôme provençale) ce sont les Libellules à quatres-tâches qui sont vraiment nombreuses. Étonnant d'ailleurs car c'est la première année que j'en vois tant !
RépondreSupprimerEnfin, toujours est-il que la libellule soit déprimée ou à quatre tâches, elle est vraiment difficile à prendre en photo. Pour moi aussi les postures sont toujours les mêmes et son perchoir assez peu esthétique... C'est ça la photo hors studio !!!
A bientôt
Ce billet pourrait s'intituler "libellule déprimante versus photographe obstinée". Quelle patience, j'admire vraiment ton travail!
RépondreSupprimer@ Savoyarde: Ici, je trouve la quadrimaculata de meilleure composition (photographique): elle se pose plus facilement sur la tige d'une graminée ou d'une fleur en pleine prairie, alors que la déprimée demeure résolument en lisière, rajoutant aux difficultés de composition une difficulté d'exposition: entre l'ombre noire des arbres et la libellule en pleine lumière, les contrastes claquent trop sauf en début ou fin de journée... Plaisir de la photo nature, comme tu dis ;-)
RépondreSupprimer@ Spiruline: Merci :-) Je crois que je fais des "portraits" plutôt que des photos d'insectes. Et j'ai besoin d'observer, de faire connaissance avec mes sujets, pour trouver une approche un peu plus personnelle. La libellule déprimée et moi, c'est le début de l'histoire... Je finirais bien par trouver, et lorsque l'observation se fait par plaisir, pas d'impatience, mais une grande curiosité.
Photographe déprimée ??
RépondreSupprimerAmitiés.
@ JC: Pas déprimée, la photographe, mais comme toi, occupée à battre la campagne et profiter du beau temps ;-)
RépondreSupprimerC'est vrai que la déprimée ne varie ni les poses ni les supports. Elle ne nous laisse pas le choix de l'approcher et de composer car elle est plutôt farouche. Elle maintient toujours la distance, pas moyen de la prendre en main comme un sympétrum ou de son perdre dans ses yeux.
RépondreSupprimerElle ne veut pas que tu lui fasses son portrait, pas grave, je suis sur que ton opiniâtreté va te pousser à trouver la parade :)
@ Darthmagus: L'année prochaine, j'irai semer des tournesols sur son territoire: avec un peu de chance, elle aura envie de s'y poser?
RépondreSupprimermême si elles sont moins "poétiques", elles sont pas mal ces photos de libellules déprimées... C'est sûr, je suis surement bien moins perfectionniste que vous autres photographes expérimentés ;o))
RépondreSupprimerQuelle série, vraiment!! La lumière est superbe et la libellule reste et restera toujours un sujet de rêve pour tout photographe de nature!
RépondreSupprimerMerci du partage, sincèrement; tout en poésie ces images!
Amitiés
@ Anne-Marie: Merci, je suis quand même contente de les avoir "dans la boîte" :-)
RépondreSupprimer@ Vincent: Je crois que les libellules me fascinent de plus en plus. Pour ces photos, tout y était: les superbes déprimées et une lumière de toute fin d'après-midi (19h). Ne manque qu'une compo un peu différente, mais je ne peux pas leur en vouloir... J'y retournerai ;-)
Encore une belle collection
RépondreSupprimerDe belles libellules,
Déprimées ou non,
Sur tiges griffues
Tant pis pour le fond,
Et vive le sport
Pour les faire changer...
De support !
Biseeeeeeeeees de Christineeeee
«Je ne me lasse pas de les voir évoluer, ces libellules.»
RépondreSupprimerPassion , reconnaissance et admiration devant la beauté. Est-ce une addiction, Cathy?
Tes photos sont belles malgré tes réticences ... et le support c'est une réalité que l'artiste a de la peine à accepter, peut-être?
Moi, je ne me lasse pas d'observer les AILES de ces libellules.
@ Christineee: Elles m'ont fait courir dans les ronces! Mais le sport, c'est anti-déprime, pas anti-déprimées ;-)
RépondreSupprimer@ Monic: En fait, ça n'est pas le support lui-même: j'aime représenter les "vraies choses", comme les ailes fatiguées d'un papillon ou la poussière sur une coccinelle. Ce qui me gêne, c'est de faire et refaire toujours la même photo, que je trouve banale par rapport à la beauté de l'insecte.
Et oui... elles m'ont prises dans la dentelle de leurs ailes, dans le lustre de leur sourire, ces demoiselles. Je crois bien que je suis accro! Mais il y a pire, comme addiction.
Ah, le fond ... c'est ce qui fait souvent la différence ... Mais bon, le cadrage serré de la première ne me gêne point, et la dernière est très originale !
RépondreSupprimerCdt,
Jma