Pas joyeux, ce dimanche matin... Pluie au programme. Un bon jour pour rédiger un article sur un sujet au moins aussi grincheux que la météo: Le vol de textes et images sur internet.
Un jour, à force de constater que l'on vous vole vos contenus, que l'on s'en sert à des fins mercantiles à votre insu, que l'on s'attribue la paternité de vos créations, que l'on dénature votre travail, transformant vos photos en mauvaises images publicitaires, vous en aurez sans doute marre et vous vous déciderez à réagir systématiquement et fermement.
Vol de contenu sur internet (texte, photo): prenez vos précautions avant de réagir!
Que vous envisagiez de porter plainte, ou plus simplement de demander une juste rémunération pour une utilisation illégale et abusive de votre travail (sous forme de note d'auteur), mieux vaut procéder calmement et préparer votre réclamation avec soin. Car une fois que vous aurez écrit à votre voleur pour lui faire part de votre colère et de son délit, son premier réflexe sera généralement de retirer le contenu volé de son site. Il vous répondra ensuite que puisque le contenu n'est plus en ligne, le délit n'existe plus. Faux! Le délit existe bel et bien: votre voleur a utilisé durant des semaines, des mois votre travail pour en tirer un bénéfice, et vous êtes en droit d'exiger une juste rétribution pour cette utilisation de votre travail (ou de porter plainte si vous considérez que le préjudice va au delà d'une simple régularisation de droits de cession: par exemple s'il a porté atteinte à votre réputation en utilisant votre photo dans des conditions que vous jugez inacceptables.)
Avant toute chose, vous devrez vous assurer que vous détenez toutes les preuves nécessaires du délit, et si possible des preuves recevables en justice, si le règlement du délit devait vous entrainer jusque là.
Suite à ce que j'ai pu lire, ici ou là, dans des forums ou en commentaires au sujet du vol de contenus sur internet, j'ai constaté une confusion très fréquente: confusion entre preuve du délit et preuve de la paternité du contenu. Et c'est sur ce point précis que je vais tenter de vous apporter quelques informations aujourd'hui.
Preuve de paternité / Preuve du délit
Face à un constat de vol, vous devrez prouver deux choses:- Que vous êtes bien l'auteur du contenu
- Que ce contenu a bien été diffusé illégalement dans un autre site (car n'oubliez pas: le premier réflexe de votre voleur sera de supprimer ce contenu).
Preuve de la paternité d'un contenu:
- S'il s'agit d'une photographie, la détention du fichier raw de cette photographie est une preuve recevable (en justice) de votre paternité. Si vous prenez vos photos en JPG, on peut supposer que vous diffusez sur internet un format réduit et compressé de votre image, voire rogné. Si vous détenez une image de taille supérieure à celle détenue par votre voleur, cela peut aider à prouver que vous en êtes effectivement l'auteur (même si le fichier raw demeure une preuve nettement préférable et moins contestable.)
- S'il s'agit d'un contenu texte... la preuve de votre paternité sera plus difficile à prouver. Vous aurez beau avoir le texte original dans votre disque dur, cela ne prouve rien!
La meilleure preuve de votre paternité demeure le dépôt de vos contenus auprès d'un huissier de justice assermenté. Vous pourrez alors prouver l'antériorité et la paternité.Selon les types de contenus que vous avez à protéger, plusieurs solutions existent:
- Le dépôt en une seule fois: valable pour un manuscrit de roman, une thèse, une invention...
- Le dépôt d'un contenu blog, que vous renouvelez régulièrement: les sites de dépôt en ligne proposent des formules adaptées aux sites et blogs, à un tarif très modéré.
Remarque: Pour protéger un contenu ponctuel (exemple: manuscrit d'un roman), vous pouvez également vous adresser à vous même en lettre recommandée ce manuscrit. (Dans ce cas, n'hésitez pas à coller l'étiquette du recommandé sur le rabat de l'enveloppe, comme un scellé.) Conservez précieusement cette enveloppe sans l'ouvrir. Ce type de protection n'a pas la valeur d'un dépôt sous huissier, mais peut suffire.
En résumé: si vous êtes photographe, et que vous photographiez en raw, le dépôt auprès d'un huissier n'est pas nécessaire (il demeure néanmoins dissuasif). Pour tout le reste, il demeure préférable, voire indispensable.
Preuve du délit:
Il vous faut ensuite vous assurer que vous avez la preuve que l'on vous a bien volé votre contenu, même après suppression de celui-ci. (Lorsque votre réclamation est transmise au service juridique du site incriminé, la première réponse que vous recevrez sera d'ailleurs un mail du type "Avant d'aller plus loin, pouvez-vous prouver le délit de contrefaçon dont vous accusez mon client?" et non pas "Pouvez-vous prouver que vous êtes l'auteur?")Comment prouver qu'un délit de contrefaçon (ou de plagiat) a bel et bien été commis? En enregistrant la preuve du délit avant de réclamer, par l'intermédiaire d 'une capture d'écran.
La preuve irréfutable demeure la capture d'écran effectuée par un huissier. Mais celle-ci a un coût. Selon votre détermination, le type de délit (vol dans un blog, dans un site commercial...), le préjudice que vous estimez avoir subi, à vous de décider si l'enjeu en vaut la peine.
1- Capture d'écran et enregistrement en PDF par vos soins:
Cela demeure une preuve (on ne peut pas modifier un PDF, et il est daté), un juge peut la juger suffisante ou décider de ne pas la recevoir.
Comment procéder? Il existe différents logiciels gratuits qui vous permettent d'enregistrer n'importe quelle page web en PDF (et sans doute d'autres méthodes que j'ignore). Personnellement, je me sers du logiciel PDF creator. Il suffit de le télécharger et de l'installer. Ensuite, lorsque vous affichez une page web dans votre navigateur, cliquez dans votre barre d'outil en haut sur "imprimer". Puis à la question "sélectionnez une imprimante", choisissez "PDF creator": au lieu d'imprimer, vous enregistrez la page web sous forme de document PDF.
2- La capture d'écran en ligne par un huissier
2- La capture d'écran en ligne par un huissier
Si vous êtes décidé à aller jusqu'au bout de votre réclamation, je conseille vivement une capture d'écran par un huissier. Le coût demeure modéré et vous pourrez le rajouter éventuellement dans les frais de votre note d'auteur. Il s'agit en effet d'une preuve incontestable du délit.
Il est possible de procéder là aussi en ligne. La démarche est très simple: vous choisissez votre formule de constat, et vous suivez le guide. Vous devrez remplir un formulaire avec vos coordonnées et donner l'adresse du site qui vous a volé. Vous devez ensuite décrire le cheminement par lequel on parvient à la page contenant votre contenu. En effet, le rôle d'un huissier n'est pas seulement d'apporter une preuve "photographique" du délit, mais il atteste également que la page qui publie votre travail est bien une page accessible au public (et pas une page cachée du site, non accessible au public.)
Remarque: la capture en ligne par un huissier n'est pas instantanée (délais de quelques jours ouvrables: en tenir compte) Vous recevez ensuite par mail la confirmation que votre capture en ligne a bien été effectuée, avec les coordonnées (confidentielles) de l'huissier de justice qui en sera dépositaire et la conservera durant 30 ans (je crois?).
Je ne suis pas juriste, et si vous voulez en savoir plus sur le rôle du constat en ligne, je vous conseille de lire l'article suivant de Joëlle Verbrugge (avocate et photographe): vol de photos en ligne et constat d'huissier.
Anecdote vécue: lors d'une précédente mésaventure (reproduction d'un de mes articles dans un quotidien en ligne), je m'étais contentée d'un enregistrement PDF avant de réclamer (le plagiat était tellement évident que je ne pensais pas qu'il serait nié.) Je reçois par retour de mail un courrier menaçant d'un service juridique qui m'enjoint d'apporter la preuve des accusations que je porte (et inutile de le préciser: mon article avait été supprimé du site immédiatement). De victime, je me retrouvais presque accusée de diffamation (eh oui, ça peut arriver). Panique! Heureusement, google est mon ami. Et si mon article avait disparu du site, il apparaissait toujours dans le cache google. J'ai donc contacté illico un service de constat d'huissier en ligne, qui m'a répondu que le cache google pouvait lui aussi faire l'objet d'un constat d'huissier recevable. Donc, si vous vous êtes embarqué un peu vite dans des réclamations sans avoir pris soin de mettre toutes les preuves de votre côté, il vous restera cette petite chance de vous rattraper. (Là encore, je ne suis pas juriste, et je pense que la capture du cache google sera peut-être plus contestable en justice que la capture de la page originale. Et le cache de google peut disparaitre à tout moment: il faut être rapide. Cette mésaventure s'est ensuite bien terminée pour moi, et m'a servi de leçon: je prends mes précautions.)
Que vous vous décidiez ou non à passer par un constat d'huissier, faites dans tous les cas un enregistrement PDF de la page incriminée avant de contacter votre voleur. Vous pourrez ainsi lui adresser votre note d'auteur ou toute autre réclamation en lui prouvant calmement 1) que vous êtes l'auteur du contenu 2) qu'il a bel et bien utilisé illégalement votre travail. Il lui sera difficile de nier les faits. Vous verrez: cela facilite étrangement le dialogue!...
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Liens extérieurs:
- Un site (parmi d'autres) qui propose le logiciel PDF creator en téléchargement.
- Pour enregistrer vos contenus et vous assurer que vous pourrez apporter la preuve de votre paternité: copyright France (il existe d'autres sites du même genre).
- Pour faire constater par un huissier sous forme de capture en ligne le délit de contrefaçon ou de plagiat: Constat online (là encore, il existe d'autres adresses, je vous donne les sites auxquels j'ai déjà fait appel.)
Liens dans le blog (d'autres articles sur le vol de contenu):
- Signer ses photos: comment, pourquoi, efficacité?
- Trouver un texte ou une photo sur le net: copie légale ou vol? Ce que l'on peut faire ou non, les conséquences d'un vol de photos pour votre blog.
- Vol de textes: comment s'en rendre compte? Comment limiter les risques?
- Mes conditions de cession et textes juridiques sur le droit d'auteur, à l'attention de ceux qui en dépit de mes vilains filigranes et de mes avertissements tiennent à diffuser illégalement mon travail.
J'espère de tout cœur que cet article ne sera d'aucune utilité à la plupart d'entre vous. Mais au cas où, il pourra peut-être vous servir?

Bonjour Cathy,
RépondreSupprimerTon article est clair, précis et le ton employé m'inquiète un peu car tu sembles moins en colère que les fois précédentes ;-)
Bon, je me moque mais ce texte fait partie des textes dont je me dis à priori qu'ils ne sont pas pour moi et que je lis du début à la fin...
@ Darthmagus: c'est vrai que la colère fait place à la détermination. Tu ne devineras jamais ce que j'ai fait ce matin, avant d'écrire ce billet:... j'ai utilisé les services de "constat Online"... Il y a des sites commerciaux qui ne manquent vraiment pas d'air, et étant donné qu'ils se servent sans complexe d'"images trouvées sur internet" dans leur site, je prends mes précautions avant de présenter ma note d'auteur. (Ras le bol quand même!)
RépondreSupprimerBonjour Cathy,
RépondreSupprimercomme Darthmagus, je trouve ton article très clair.
Je suis content que tu ne te laisses pas faire et c'est bien normal de défendre ses droits.
Je me doute que tu ferais bien autre-chose que du droit, que tu préférerais faire des photos, mais il faut faire comprendre à ceux qui se servent que tout ce qu'il est possible de faire techniquement, n'est pas autorisé par la loi.
Merci à toi.
@ Essere: merci pour ton soutien. C'est vrai que ces démarches, et les réclamations qui suivent, ne sont pas très gratifiantes. Mais au moins, ces précautions permettent généralement de régler ces histoires de vol rapidement, et dans une courtoisie... relative.
RépondreSupprimerBonjour,
RépondreSupprimerje découvre ce site avec plaisir et cet article rondement ficelé est un très bon résumé de ce qu'il faut faire.
Une question subsiste : comment fais tu pour retrouver tes photos et/ou texte sur internet ? As tu un moyen de "détection" ?
@ Willy: Bienvenu et merci :-)
RépondreSupprimerHélas, je n'ai pas de recette magique (si quelqu'un en a une?...)
Pour les textes, certains ont été volés plusieurs fois, et je les vérifie de temps en temps (voir article en lien http://champagne-balade.blogspot.com/2009/12/copie-texte-blog-vole-sur-net-article.html
Pour les photos, c'est une autre histoire... Pêche chez google-images, recherche sur des sujets de saison (et certaines de mes images attirent plus les voleurs que d'autres: ils font parfois du hotlink ou ils gardent le même nom de fichier: ce qui facilite les recherches.) De plus en plus, on utilise mes photos et mon nom en caution: donc plus facile à trouver avec google.
Avec l'expérience, je "sens" quelles photos vont attirer les voleurs (photos bien léchées, type publicitaire). Je sais que je ne détecte sans doute que le sommet de l'iceberg... Mais on ne peut pas passer tout son temps à ça non plus.
Merci pour cet article qui va malheureusement finir dans mes favoris.
RépondreSupprimerCa m'est déjà arrivé de retrouver mes images dans d'autres blogs. Pour le moment, il s'agissait juste d'illustrations sur des truc sans volonté commerciale, mais je sens que dans pas longtemps... bref.
J'espère également ne pas avoir à me servir de cet article. Par contre, quand on voit la complexité des démarches, je comprends que nombre de photographes laissent rapidement tomber pour les petites entorses.
Dans ton cas, le site espagnol qui vendait tes images... Ca fait peur pour la suite du Web...
Amitiés
@ Vincent: tu as raison, il y a plusieurs degrés de vols: les blogs "privés" et non commerciaux (sauf qu'ils encaissent souvent des revenus publicitaires), et puis les autres: sites commerciaux, magazines en ligne... Ceux-là utilisent illégalement nos images, le plus souvent en supprimant les filigranes, et parfois en se servant de "l'image écolo" de mon site pour faire leur propre promotion "verte".
RépondreSupprimerPas joyeux, et les démarches ne sont pas si complexes. Pour les photos, le gros avantage est qu'avec le fichier raw, nous avons déjà la preuve de la paternité.
Salut cathy,
RépondreSupprimerCe n'est pas près de s'arrêter malheureusement..... je comemnce à y faire face de plus en plus, et pas seulement sur les liens que tu m'as founis... Merci pour ces conseils avisés qui risquent malheureusement encore une fois, de me servir...
Pour moi, il y a aussi le dépôt des photos dans une galerie de vente qui me protégent, tu as oublié de mentionner ca ;-)
@ Chris: c'est vrai que certaines actions peuvent être entreprises par une agence ou un éditeur. Cela n'est pas une protection, mais ils s'occupent des si désagréables réclamations :-)
RépondreSupprimerJ'avoue que c'est souvent la flemme qui me fait reculer face aux blog poètes bobo et compagnie que tu cites. Je n'ai pas encore eu "la chance" de tomber sur un site commercial ayant spolié mon boulot.
RépondreSupprimerJ'ai une question, comment fais tu pour faire des recherches et retrouver tes images volées : par hasard ou as tu une méthode?
Pour les RAW, pas de soucis, je conserve tout. Quand à ce qui est en agence... Je transmet et ils se débrouillent, car bien mieux armés!
le filigrane... je vais finir malheureusement par y venir comme nombre de photographes. C'est moche, mais mon cadre blanc signé s'enlève bien trop facilement (ca m'arrive même de le faire sur certaines de mes images avant envoie par mail...)
Le problème vient également que nombre de photographes amateurs se laissent dépouiller de leurs images par plaisir! Que ce soit la presse traditionnelle ou internet, nombreux sont les gens sans scrupules volant le boulot en misant sur le fait que certains préfère avoir une publi gratis, que de ne pas publier... Bien dommage.
Un sujet pas marrant en tous cas ; mais c'est très sympa de nous faire profiter de ton expérience.
Amitiés
Vincent
@ Vincent: Oui, tout ça prend du temps, et une grosse dépense d'énergie négative (déprime assurée.)
RépondreSupprimerJe fais maintenant systématiquement la capture d'écran PDF: ça va vite, et au bout don compte, j'y gagne énormément ensuite (en temps): Mes réclamations sont bizarrement mieux entendues. (Je me souviens qu'au début, je m'enlisais dans des échanges mails stériles, parfois discourtois, simplement pour un retrait d'image. Trop chronophage!)
Pour les images, non, pas de recette magique... J'ai un long article en tête sur le sujet, je pense trouver le temps cet hiver?
Et comme toi, j'ai l'impression que certains photographes sont très fiers de se faire voler leurs images. Ils y voient sans doute une reconnaissance de leur génie créatif? Au bout du compte, cela dévalorise leur image et leur travail (comme pour ceux qui vendent leurs photos dans les banques à 1 euro.) Mais c'est un autre débat ;-)
Franchement, le filigrane (gros, moche et explicite), ça marche (pas du 100%, mais j'ai vu la différence). Je comprends que tu hésites. Mais si tu es très présent sur google-images, c'est presque indispensable.
Merci pour tes commentaires.
Décidément, je vais pourrir les com de ce post... ;-)
RépondreSupprimerIl me semblait avoir trouvé un truc il y a longtemps pour traquer les photos volées ; chez Cedric Girard :
http://blog.aube-nature.com/?2008/05/21/242-tineye-moteur-recherche-images-photos-volees
Voilà, c'est pas efficace à 100%, mais ca marche pas trop mal. Je ne sais pas si tu connaissais... Dans le doute.
Amitiés
@ Vincent: Au contraire, tes commentaires sont bienvenus (et c'est une pause tout aussi bienvenue pour moi: semaine déprime... Tu devines pourquoi? ;-)
RépondreSupprimerJe connais tineye, on peut aussi citer copyscape, et quelques autres. Je n'ai jamais retrouvé une seule image volée grâce à tineye (et même en faisant des recherches sur des images que je savais diffusées dans plusieurs sites web): résultats très peu fiables, sans doute peu d'images référencées, et encore moins en France. Tout dépend peut-être aussi de l'hébergement des images? Bref, j'ai fini par le ranger dans les services inutiles pour moi. Je reste à google-images et google web+images, en me focalisant seulement sur certaines images que je sais bien référencées, et qui attirent régulièrement la convoitise.
J'avais déjà lu il y a un bon moment certains de tes articles relatant de telles pratiques et ta grogne engendrée par ces méthodes minables. J'ai moi aussi lu ton présent article de bout en bout et je comprends ton désir de sensibilisation des foules, car bien que bon nombre d'entre nous publient sans doute pour le plaisir du partage avant tout, et sans aucune prétention commerciale, il n'y a aucune raison de laisser plumer par des arnaqueurs.
RépondreSupprimerUn individu averti en valant deux, et bien que mon credo ne touche que la macrophoto entomo, je vais donc continuer à maintenir mes images compressées avec leur filigrane.
Merci Cathy pour cet article explicite et aussi pour les liens que tu y laisse.
@ Roger: Que l'on soit "pro" ou "amateur" (une distinction qui semble sacro-sainte dans le milieu de la photo, alors que ce n'est pas le cas dans le milieu de la peinture par exemple), cela n'a pas d'incidence sur la "valeur" d'une photo (dans tous les sens du terme). Et un amateur peut tout à fait légalement vendre une photo si on la lui demande. De même, je trouve que le vol de photos "d'amateur" est tout aussi grave que le vol de photos de "pro".
RépondreSupprimerJe crois que les photos macros insectes ne sont pas en tête de liste des photos volées: en première place: les chiots et les chatons. Viennent ensuite les photos culinaires. Mais les thèmes "fleur", "papillon" ne sont pas loin derrière la photo de fondant au chocolat. (Par contre, je crois que les mouches, punaises et charançons n'ont pas trop de soucis à se faire ;-)
Suite à ton article j'ai poussé une petite visite à "Google images"(ce que je ne pratique quasiment jamais), sur plusieurs de mes titres de photos et j'avoue être complètement éberlué par le classement anarchique qui y règne. Ainsi j'ai tapé "Lomatia belzebul" un insecte posté récemment que je trouve bien en première page de la requête, mais par contre en page deux je trouve une rafale de photos concernant mon blog qui n'ont strictement rien à voir avec Lomatia belzebul.....As-tu déjà remarqué ce désordre incompréhensible Cathy.
RépondreSupprimerEst-ce que le problème vient de moi ??? de Canalblog ??? de Google ???
@ Roger: Rassure-toi, c'est tout à fait normal: google montre toutes les images qu'il trouve plus ou moins associées à ta recherche, et au delà de la première page (pour des recherches aussi pointues), c'est souvent n'importe quoi. Il va te sortir toutes les photos du mois où tu as publié ta photo de Lomatia belzebul (page "archives"), toutes les photos de diptères (page "catégorie")...
RépondreSupprimerEt les voleurs ne sont pas des entomos: ils se moquent du nom savant. En admettant que l'on ait volé une photo de ton article Lomatia belzebul (ce que je ne te souhaite évidemment pas), elle a toutes les chances de figurer dans l'article du voleur (et donc dans google-images) associée à "Oh, la belle abeille!!!"
Un article très intéressant et un sentiment d'injustice quand de volée tu te retrouves accusée ! GRRRRR ...
RépondreSupprimerCdt,
Jma
@ Jma: je crois qu'à l'époque, j'ai commis "l'erreur du débutant": ne penser qu'à la "paternité" de l'image volée, et non pas à la preuve de son utilisation illégale. Alors que certains voleurs ne sont pas débutants dans leur domaine, et savent très bien jouer avec ça. C'est vrai que le sentiment d'injustice est alors violent: j'avais été franchement choquée.
RépondreSupprimerMerci Cathy d'avoir pris le temps de me répondre. Le problème ne venant pas de moi, cela me rassure.
RépondreSupprimerJe te souhaite une bonne fin de semaine.