Décidément,
ELLE me poursuit! Ou plutôt,
JE la poursuis: je la traque, je la cherche, j'apprends à composer avec celle des souches, celle des pierres, celle des troncs encore debout. C'est à chaque fois la même et à chaque fois une autre, qui parfois m'attend, et souvent me surprend.
Cette fois, pas de ciel bleu. Un temps plombé, avec parfois un rayon de soleil ténu à ne pas manquer. L'absence de lumière n'est pas un problème, en photo macro de mousse, sauf si l'on cherche des plans graphiques avec une grande zone de netteté. Sur ces deux images, j'ai juste mis en valeur un minuscule brin de mousse. J'ai donc pu ouvrir mon objectif pour laisser rentrer un maximum de lumière sans monter dans les ISO. Un unique brin se détache, seul élément net, sur un fond flouté.
Mais plus le sujet (ou la zone de netteté) est petit, plus il faut prendre en compte l'ensemble de l'image. La difficulté, dans ce genre de photos, n'est pas le réglage de la netteté, mais de chercher avec quel brin de mousse composer sa photo. Comme en photo macro d'insecte, il faut donc prendre le temps d'observer, avant de passer à l'acte.
Je commence à regarder ma plaque de mousse à l'oeil nu, je cherche à repérer quel brin de mousse se détache un peu des autres, capte bien la lumière. Puis je passe à une observation à travers le viseur, j'affine mes réglages et cadrage. Je consacre bien plus de temps à chercher mon image qu'à la réaliser.
Brin de mousse et givre (sur pierre):
Mousse et givre: couleurs pastel pour photo macro d'hiver
Dans cette photo, j'ai choisi un léger contrejour: je voulais un brin net et coloré, avec en arrière-plan d'autres brins qui apparaissent en ombre chinoise estompée. La neige, comme un léger brouillard, sont des atouts en photo macro: ils réverbèrent la lumière et offrent un éclairage diffus, surtout si le ciel est couvert.