Le post-traitement de mes photos? (fichier raw, logiciel nikon capture NX 2)
La plupart des photographes nature se forgent peu à peu leur propre "code déontologique" en matière de développement de fichiers numériques. Ici ou là, les débats font rage, entre les adorateurs et les détracteurs de photoshop, pour citer le plus célèbre des logiciels de retouche photo. Je ne souhaite surtout pas me lancer à mon tour dans ce vaste et houleux débat: je pense qu'il est difficile aujourd'hui de prétendre à une photo numérique sans post-traitement, et je pense même que le post-traitement fait partie intégrante de la "patte" d'un photographe. A chacun de définir ses limites, selon sa propre démarche photographique et artistique. Sans compter que le post-traitement d'un même fichier varie selon la destination de la photographie finale: on ne traitera pas de la même manière une photo destinée à devenir une vignette dans un site internet qu'une photo préparée pour une impression en tirage d'art, pour s'insérer dans une série (triptyque...) Mais c'est un autre sujet...
Mon billet du jour se limitera donc à vous présenter ma manière de travailler mes fichiers. Par soucis de transparence à l'égard des visiteurs du blog comme du port-folio, et pour répondre à une question que l'on me pose sans arrêt: "Avec ou sans photoshop?..." Traduisez: "Le flou des images est rajouté, n'est-ce pas?..." A ces deux questions, je réponds NON! D'abord parce que je n'utilise jamais photoshop pour développer mes fichiers raw, et ensuite parce-que ma propre démarche photographique, c'est l'exploration de toutes les possibilités offertes par le réglage en manuel de l'ouverture de l'objectif, pour créer mes fonds flous en pleine nature, pas devant un écran. Enfin parce-que je développe mes fichiers avec le logiciel Nikon Capture NX, qui est parfait pour les détenteurs d'un APN de la marque. Et cela tombe bien: je préfère nettement le fonctionnement intuitif de Capture NX, outil entièrement dédié à la photographie et non à "l'image", aux calques successifs de photoshop. (Question d'habitude: j'ai commencé par photoshop, puis j'ai téléchargé une version d'essai de capture NX. J'ai immédiatement adhéré à ce logiciel, et je l'utilise en exclusivité depuis.)
J'ai utilisé pour cet article une "photo-type", dont les caractéristiques se retrouvent fréquemment dans mes images: un élément net (ici un champignon) dans un environnement flou, mais qui demeure assez lisible pour replacer le sujet dans son milieu naturel.
(Cliquez sur les captures d'écran pour agrandir)
Réglages de l'APN lors de la prise de vue:
Je règle l'appareil photo généralement en balance des blancs automatique (ce que je ne faisais pas avec mon précédent boîtier. Mais le D300 interprète plutôt bien la lumière naturelle) et mode semi-automatique priorité ouverture (A). Je surexpose ou sous-expose en manuel (avec la petite molette de correction d'exposition), en fonction de mon intuition (dans une situation donnée, à ouverture donnée, je sais à peu près quelle doit être la vitesse que me calcule l'apn) et plus sûrement, en fonction des courbes affichées sur l'écran arrière. Je prends mes photos en Raw (nef chez Nikon, fichier natif, préserve mieux les détails et nuances qu'une prise de vue en JPG)
Ouverture du fichier raw dans le logiciel de retouche capture NX:
Voilà ma photographie de champignon telle qu'elle s'affiche dans mon logiciel de retouche:
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| Ma photo de champignon en sortie de boîtier: ouverture du fichier raw dans nikon Capture NX 2 |
Ce champignon a été photographié juste avant le crépuscule: un peu de soleil, un peu de nuages, et au final une photo un peu trop tristounette. Elle manque un peu de piqué, et je voudrais la "réchauffer" pour retrouver l'ambiance lumière rasante d'automne et l'assortir à d'autres photos plus chaudes de la même série.
Les "paramètres de l'appareil photo": balance des blancs...
L'énorme avantage de la prise de vue en raw, c'est que l'on peut remonter le temps grâce à notre logiciel de développement raw: on peut modifier certains réglages, comme la température de couleur (balance des blancs), le contraste... exactement comme si l'on nous offrait la possibilité de reprendre cette photo en ajustant les réglages du boîtier, sans perte d'information ni la moindre compression.
Après ouverture de mon fichier raw, je rectifie donc si nécessaire la balance des blancs, j'ajuste la chaleur de l'image, la saturation...
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| Retouche raw: balance des blancs en "lumière naturelle" |
Côté bruit et netteté, à cette étape, je ne débruite pas mon image si le sujet dans la zone de netteté ne présente pas de bruit (voir plus bas: traitement du bruit). Je n'accentue pas non plus particulièrement la netteté (si la photo est trop floue, elle va dans la corbeille). Je coche la case "réduction de l'effet de bord" et je sélectionne "qualité supérieure" (calculs plus longs du logiciel, mais meilleurs résultats) pour un affichage web ou une impression papier petit-moyen format (lorsque le fichier est destiné à une impression papier plus grande, je procède un peu différemment).
Contraste, luminosité, courbe en S: