18/02/11

Champignon orange: la trémelle mésentérique (tremella mesenterica)

Photo de trémelle mésentérique: un beau champignon orange!


Rencontre inattendue (pas tant que ça) à la veille d'un printemps au contraire très attendu: la tremelle mésentérique (Tremella mesenterica). Hé oui, la saison des champignons n'est pas finie! Ce champignon orange tout fripé est visible en fin d'automne, hiver et début de printemps. On le dit champignon comestible, mais sans aucun intérêt culinaire. S'il n'a pas grand chose à faire dans nos assiettes, il offre à notre capteur l'occasion de réaliser des photos aux couleurs vives, à un moment où la nature ne montre qu'un visage minéral et plutôt terne.

trémelle mésentérique (tremella mesenterica) sur une branche de bois mort:

Champignon orange gélatineux: la trémelle mésentérique
Une trémelle mésentérique sur du bois mort

Champignon orange vif et gélatineux: trémelle mésentérique


Ce matin-là, ma trémelle était bien ridée... Desséchée,  et un peu souillée de terre, elle ne m'a pas offert autre chose que ces photos illustratives, en exploitant juste sa forme et sa texture qui contrastent avec la texture de la branche d'arbre sur laquelle je l'ai trouvée. En effet, la trémelle mésentérique ne pousse pas sur le sol. C'est un champignon saprophyte qui pousse sur le mycélium d'un autre champignon qui vit lui-même sur le bois. 
Trémelle mésentérique(Tremella mesenterica)
Champignon orange vif et gélatineux: la trémelle mésentérique
On trouvera donc la trémelle mésentérique sur du bois mort de feuillu (ou parfois sur des arbres déjà malades), en dehors des gelées. En période de sécheresse, elle durcit et se racornit, mais dès que l'humidité revient, elle retrouve sa consistance gélatineuse et translucide. 

Amateurs de champignons, je vous souhaite de rencontrer des trémelles de meilleure allure que la mienne: j'imagine bien des photos macros à la limite de l'attraction en jouant avec une faible profondeur de champ dans les replis oranges de ce joli champignon, le tout à contre-jour bien sûr, pour profiter de sa transparence!
Cet article est l'occasion d'adresser un clin d'oeil particulier au  site Découvertes mycologiques de Laurent Francini, que je vous invite vivement à visiter. Et je remercie son auteur pour son aide du côté des identifications botaniques et mycologiques de certaines photos de ma photothèque.
____________________________________________________
D'autres photos de champignon?
Ma sélection de photos de champignon 2010 dans le port-folio 

8 commentaires:

  1. Compte tenu de la difficulté pour photographier les champignons, je n'ai qu'un mot à dire : superbe ! Mais j'oubliais que tu étais une spécialiste de ce genre de photos ...

    Cdt,
    Jma

    RépondreSupprimer
  2. Belle trouvaille colorée : il aurait été dommage de passer à côté.
    Petite visite sur le site de Laurent Francini : on peut dire que c'est un sacré collectionneur de champignons !
    Merci pour le lien !

    Biseeeeeeeeeeees de Christineeeeee

    RépondreSupprimer
  3. @ Jma: Pas spécialiste, mais je ne pourrais pas vivre loin d'une forêt ;-). Et les trémelles ont un avantage: elles poussent en hauteur, c'est toujours + simple de gérer l'arrière-plan.

    @ Christineee: Oui, surtout côté russules (un genre qui fait souvent s'arracher les cheveux!)

    RépondreSupprimer
  4. Salut Cathy,

    La première est très esthétique. J'ai pu lire que certains botaniste avaient l'habitude d'embarquer un pinceau lorsqu'ils partaient en billebaude. Ce dernier set à nettoyer délicatement le sujet à étudier/photographier. Il permet également d'écarter un élément disgracieux éventuel (une unique herbe) pour le cadrage. D'autres partent du principe qu'il ne faut rien toucher. Je n'ai pas d'apriori sur la question tant qu'on veille à préserver les espèces.

    RépondreSupprimer
  5. @ Raf: Tu as même pu lire le conseil de la petite brosse à champignon dans mon blog ou dans mon article ;-) En automne, j'ai toujours le couteau spécial champignon qui a une brosse à une extrémité... mais en ce moment, il est rangé.
    Je ne suis pas intégriste de la photo "sans rien toucher". A partir du moment où on respecte flore et faune, je ne connais pas beaucoup de photographes qui renonceraient à une photo parce-qu'une feuille morte est tombée sur son chapeau. Par contre, j'aborde toujours mon image "en situation", car parfois, on découvre qu'un brin d'herbe mal placé offre un cadrage auquel on n'aurait jamais pensé. Et j'aime bien intégrer des éléments reconnaissables autour du sujet: des indices du cadre de vie du sujet, et ce sont souvent eux qui rendent une photo unique.

    RépondreSupprimer
  6. Pour reprendre ton dernier com', tout est dans l'art d'utiliser l'intrus. Quelquefois ça ne marche pas du tout et le visionnement à l'écran déçoit, comme un cheveu sur la soupe!
    Je pense avoir photographié ce champignon orange presque fluo, mais le résultat était une image toujours floue, bizarre.

    RépondreSupprimer
  7. @ Monic: Tout à fait d'accord avec toi: le verdict de la visualisation sur ordinateur est parfois sans appal...

    RépondreSupprimer
  8. Je n'ai jamais fait cette rencontre et pourtant la couleur ne peut pas passer inaperçue...
    Je suis donc un piètre observateur...ou le champignon n'existe pas par chez moi....ça m'arrange bien cette déduction !!!
    Belle photo quoi qu'il en soit Cathy.

    RépondreSupprimer

ENVIE DE LAISSER UNE TRACE DE VOTRE VISITE OU DE DONNER VOTRE AVIS? N'HÉSITEZ PAS A ÉCRIRE UN COMMENTAIRE.
Merci de votre passage et à bientôt
Cathy Bernot


En savoir plus? Comment laisser un commentaire? Gestion et modération du blog?.