De retour de Montier, et...
Pas trop le temps de bloguer, depuis un moment. Et si je reviens ce matin, ça n'est pas pour vous présenter mes dernières images, mais pour vous parler de Montier en Der.
Montier en Der... LE festival international de photo nature et animalière. Voilà un bon moment déjà que le rideau est retombé sur les expositions. Ce fut l'occasion de retrouver nombre de photographes amis, connus, inconnus, discuter photo, nature, passion, et surtout, de nourrir notre regard pour toute une année entière.
Je ne vous ferai pas un résumé exhaustif de ce Montier 2011, car en deux jours, je ne suis pas parvenue à tout voir. Voilà juste quelques liens, quelques noms, des artistes dont le travail m'a émue, surprise, touchée, et que j'avais très envie de partager avec vous. Clic indispensable et obligatoire sur ces liens!
Stéphane Hette, Paul Starosta: Terre de contraste, le choc!
Il y a tout d'abord l'
exposition "Terre de contraste" que j'attendais avec beaucoup d'impatience: une exposition conjointe de Stéphane Hette et Paul Starosta. J'avais du mal à m'imaginer comment ces deux univers allaient s'accorder au sein d'une même expo. A peine arrivée dans la salle de la Fondation Lucy Lebon, ça a été un choc: une exposition magnifique, qui fonctionnait à merveille, où le travail d'un photographe répondait à celui de l'autre, où l'approche naturaliste renforçait l'expression poétique et inversement. Pas sûre que cette exposition soit un jour visible ailleurs. Mais si c'est le cas, ne la manquez pas!
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| © P. Starosta | S. Hette |
Noir et blanc, avec Ludmila Espiaube et François Laxalt:
Dans la série gros coup de coeur, pas très loin de Stéphane Hette et Paul Starosta, se tenait l'
exposition de Ludmila Espiaube: des paysages graphiques en noir et blanc Hokkaido sous la neige. Une photographe que j'ai découverte il n'y a pas très longtemps, présente elle aussi dans le
Natur'Images spécial femmes et photo nature auquel j'ai participé, et qui a une approche de la photo de paysage dans l'émotion et la poésie calligraphique qui me parle totalement!
Je poursuis dans la série "Noir et blanc" avec un autre gros coup de coeur: l'
exposition Senbazuru de François Laxalt. Un travail là encore dans l'épure et dans la poésie, qui dégage émotion et spiritualité. Je n'en dirais pas plus: clic obligatoire sur le lien pour découvrir le travail de cet artiste-photographe!
- Le site de François Laxalt à visiter impérativement et pas seulement pour ce travail autour des grues.
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Photo © F. Laxalt
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Toujours plus d'émotion et de photos?
En vrac: quelques autres expositions coup de coeur, et que les absents me pardonnent: deux jours furent vraiment trop courts pour tout voir. Cliquez sur les liens pour visiter leur site!
La nature à contrejour de
Fabrice Cahez et
Philippe Moës ne pouvait que me séduire: un travail d'orfèvre sur la lumière! Impossible de ne pas citer les photos de l'invité exceptionnel
Matthieu Ricard: des silhouettes, des regards, des images d'une profonde humanité qui nous transpercent jusqu'à nous murmurer des émotions qui resteront gravées. Un peu plus tard, à cette
heure bleue que j'aime tant, je me suis trouvée sur le parvis de l'Abbatiale, perdue entre les grands formats de l’exposition
"Esprit nomade" de Tiziana et Gianni. Là encore, un moment magique! Je pourrais aussi vous parler de la haute voltige réalisée par
Christophe Sidamon Pesson pour réaliser des photos exceptionnelles du Tichodrome, Follet de l'à-pic, ou encore de la puissance qui émane des paysages de montagne de
Jean-François Hagenmuller, du charme des hermines de
Jérôme Salvi et Jean Malevez, du regard inoubliable des loups de
Florian Schulz (invité étranger), ou de ceux de
Patrick Blin et de tant d'autres encore...
En conclusion: je ne fais que partager avec vous quelques liens vers des sites de ces photographes qui m'ont touchée. Mais une "vraie" photo, c'est en vrai qu'il faut la voir. Les pixels ne sont pas porteurs d'émotion. Une exposition, c'est bien plus que la somme des images présentées. C'est un tout, un objet cohérent en lui-même, porté par un choix d'images, par un choix de papier, d'encre, d'encadrement, de format. Deux expos illustraient particulièrement ce phénomène: celle de Stéphane Hette et Paul Starosta, et cette de François Laxalt. Ceux qui sont familiers des expos photos savent de quoi je parle, et si vous n'avez pas trop l'habitude de vous rendre dans ce genre de festival, je ne peux que vous encourager à faire le déplacement: on en ressort jamais indemne! Alors, rendez-vous à Montier en Der 2012?